mardi 29 décembre 2009
mardi 23 juin 2009
Un retraité persécuté par des jeunes de son quartier
« Depuis cinq ans, ces gamins me font vivre un enfer. Ils ont mis le feu à ma maison, ils ont saccagé ma voiture et ils continuent à me harceler... » Bernard Boulanger, un retraité de 67 ans, n'en peut plus : « Ils vont me faire perdre les pédales ! » Menace à peine voilée : « Je sais qu'il ne faut pas que j'en arrive là, mais ce que je crains aujourd'hui, c'est que ces gamins finissent par me faire perdre tout contrôle... »
Ce résident de Nice-Nord s'estime victime d'un groupe de jeunes qui traînent dans le quartier. Lorsque le différend est né en 2005, ils avaient 14 ans. Aujourd'hui, ils sont majeurs mais pas vraiment plus sages. Leurs provocations n'auraient fait qu'empirer. Jusqu'au 27 mars dernier. Ce jour-là, en fin d'après-midi, un incendie se déclare au 114, boulevard Jean-Behra. Le feu ravage un entrepôt attenant à une maison, celle de Bernard Boulanger, depuis inhabitable.
Le sinistre, particulièrement violent, mobilise une quarantaine de pompiers. Son origine ne fait guère de doute : le feu a été mis intentionnellement.
Le lendemain même des faits, la brigade criminelle de la Sûreté interpelle deux jeunes suspects. En garde à vue, ils reconnaissent leur implication dans l'incendie mais assurent qu'il s'agissait d'un « accident ».
« On va te cramer ! »
« Quinze jours plus tôt, ils m'avaient dit qu'ils allaient me cramer ! », martèle Bernard Boulanger. Ces deux gamins, il ne les connaît que trop bien. Selon lui, ils appartiennent à ces quelques jeunes qui le persécutent depuis des années.
« Tout a commencé en 2005, explique le retraité niçois. Cette année-là, un des jeunes a débarqué dans le quartier où il avait trouvé une petite amie. Et pour se rendre intéressant, il passait son temps à faire des rodéos devant chez moi avec son scooter. À l'époque, ma femme travaillait de nuit. Je suis allé le voir pour lui demander d'arrêter de faire du bruit. C'est là que mes ennuis ont commencé. Depuis, lui et ses copains n'ont pas arrêté de me faire des misères. J'ai été insulté, menacé, ma voiture a été vandalisée jusqu'à ce qu'ils incendient ma maison. Aujourd'hui, je n'ai plus de chez moi et eux... ils sont dehors, encore là à me narguer. Pas plus tard qu'il y a trois jours, ils ont vidé des extincteurs dans ma propriété ! »
Les deux auteurs de l'incendie criminel ont été remis en liberté au bout de 24 heures de garde à vue, en attendant une éventuelle convocation en Justice. La trêve a été bien courte pour Bernard Boulanger. Il a déjà déposé deux nouvelles plaintes depuis, restées lettre morte. « Comme les précédentes », souligne son avocate Me Valérie Bothy qui ne comprend « pas très bien la politique pénale en vigueur à Nice : je m'étonne qu'après 7 plaintes en quatre ans, des menaces de mort, un incendie criminel, on n'a toujours pas trouvé une solution à cette affaire... On attend quoi ? »
vendredi 8 mai 2009
Arrestations après l’agression ultraviolente d’un retraité
Roger est entre la vie et la mort. Ce retraité de 82 ans est hospitalisé depuis le 12 avril. La nuit du dimanche de Pâques, il a reçu la visite de trois jeunes, qui l’ont sauvagement battu pour le voler. Trois suspects âgés de 18 à 20 ans plus une jeune fille de 17 ans ont été arrêtés cette semaine. Le calvaire de Roger a duré plusieurs heures.
Vers 4 heures du matin, Roger a pu se libérer et appeler les secours. Patricia, la voisine, n’a rien entendu. Mais elle a vu le retraité chez lui juste après. « Quand je suis entrée dans la pièce, il y avait du sang partout, ils se sont servi d’un rasoir pour le couper, raconte, encore choquée, cette mère de famille. Lui était totalement déshabillé, ses mains étaient menottées et il avait un sac sur la tête. Ils ont même mis un lit, une table et d’autres meubles sur lui pour ne pas qu’il bouge. Le pire, c’est que des traces de nourriture ont été retrouvées sur la table : ils ont pris un repas après avoir séquestré leur victime. » Roger est entendu sur son lit d’hôpital dans la foulée, puis sombre dans le coma. Il n’a pas repris connaissance et les médecins se montrent très pessimistes.
Retrouvés grâce à un retrait de carte bleue
Mais les agresseurs vont faire usage de sa carte, pour acheter des vêtements au centre commercial Thiais Belle-Epine. Un jeune homme et une jeune fille apparaissent sur les images de vidéosurveillance. Le premier est identifié. C’est un tout jeune majeur, connu pour des peccadilles. Lundi matin, à l’aube, la police judiciaire de Créteil, épaulée par la BRI (brigade de recherche et d’intervention) pour faire sauter une lourde porte blindée, est allée le cueillir à Ivry. Sur son ordinateur, les enquêteurs ont découvert une série de photos d’objets qui pourraient provenir d’autres vols. Le jeune homme a été écroué mercredi. Le même jour, ses deux complices présumés et la jeune fille ont été arrêtés à leur tour. Elle a été placée sous contrôle judiciaire tandis que les deux jeunes gens, qui nient, devaient être incarcérés hier dans la soirée. Ils pourraient être mêlés à une autre agression, il y a dix jours, dans la ville voisine de Vitry-sur-Seine. Chez un couple de personnes âgées.
(Source = Le Parisien )