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mercredi 4 mai 2011

Europe, Violence et Immigration, les Chiffres

Actes violents en Europe avec les pourcentages dû à l'immigration...

ALLEMAGNE
« Près de la moitié des actes violents des moins de 21 ans sont commis par des personnes issues de l’immigration. Nous ne pouvons pas nous taire ».
Angela Merkel, chancelière allemande 

NORVEGE
100% des viols qui ont donné lieu à une plainte en 2008 à Oslo l’ont été par des immigrés « non-occidentaux », en majorité kurdes et africains. « Ils viennent de pays qui ont un regard sur la femme totalement différent de celui qui règne en Norvège” . Ces viols s’accompagnent d’une violence très importante.
(statistiques de la police.)

SUISSE
Plus de 60% des détenus sont des étrangers, en grande majorité musulmans.
(statistiques fédérales suisses) 

ESPAGNE
70% des détenus sont musulmans.
(« Département des Affaires islamiques de Dubaï ») 

ITALIE
« Les faits sont incontestables, nous avons aujourd’hui en Italie plus de 55 000 détenus parmi lesquels plus de 20 000 étrangers. 65 % d’entre eux sont mis en examens mais seuls 35 % sont condamnés. Il faut donc accroitre la mise en œuvre des mesures d’expulsion pour les étrangers condamnés à des peines inférieures à deux ans».
(Syndicat autonome de la police pénitentiaire) 

FRANCE
60 à 70% des détenus sont de religion musulmane.
 (source Washington Post) 

(Source= lire plus)

jeudi 3 mars 2011

Immigration: piqûre de rappel

Plus que jamais d’actualité et qui ne laisse rien présager de bon pour l’avenir de notre patrie Lisez le fichier PPS en bas de page…
Plus personne ne peut le nier: si rien n’est fait pour maîtriser la substitution de population en cours, si les Français continuent de mener la politique de l’autruche face à l’invasion, la France sera un pays à majorité arabo-africaine et musulmane avant le milieu du présent siècle. Le Liban et le Kosovo préfigurent ce que sera cette France-là, celle de nos enfants.

Parmi les immigrés, 5 millions sont musulmans et la fécondité de leurs femmes est deux fois plus élevée que celle des femmes françaises autochtones : 4,07 enfants par femme africaine, 3,35 par femme turque, 3,29 par femme maghrébine. Plus inquiétant, la baisse relative enregistrée sur le long terme a cessé depuis une décennie, signe que l’intégration, dont la chute de la fécondité était l’un des indices, fonctionne désormais moins bien. Si ces comportements restent stables, les immigrés pourraient représenter, en 2030, 24% de la population totale (15,7 millions), mais 42% des naissances (273 000), la barre des 50% étant dépassée dés 2040.

( Hervé COUTAU-BEGARIE, « 2030, la fin de la mondialisation ? » édition Tempora, 2009.)

Bonus PPS: insee_ parad

vendredi 18 février 2011

Zemmour : La Liberté d'Expression contre le Politiquement Correct

Si les hérauts de l’anti-racisme officiel se félicitent de la condamnation d’Eric Zemmour pour incitation à la haine raciale, la majorité des Français sont sans doute comme moi abasourdis par ce jugement soviétique qui pose de vraies questions sur notre système judiciaire.
Le polémiste Eric Zemmour a été condamné à 2.000 euros d’amende avec sursis pour avoir dit ce que tout le monde reconnait : la majorité des traffiquants de sont des Noirs et des Arabes.

Une condamnation kafkaïenne qui nous ramène non pas aux « heures les plus sombres de notre histoire », mais au mode de fonctionnement des systèmes judiciaires des dictatures totalitaires du XXe siècle qui préféraient nier la réalité plutôt que de remettre en cause leurs dogmes.

Le malotrus qui ose penser en dehors de la doxa officielle et de son corpus idéologique est châtié et réduit au silence ! La France de 2011 est toujours soumise aux dogmes de l’anti-racisme idiot (et dangereux) transmis à notre pays comme une peste par François Mitterrand et sa génération « Touche pas à mon pote » !

En voulant briser les tabous de notre société, Eric Zemmour s’est attiré depuis de nombreuses années la haine de tout ce qui pense bien dans les beaux quartiers parisiens (et jusqu’aux abrutis d’entarteurs), mais il voit aujourd’hui la justice française le déclarer hors-la-loi pour avoir dit une vérité…

(Source=24HActu)

mercredi 19 janvier 2011

Procès Zemmour : délit d'opinion

Drôle de démocratie que celle qui permet de poursuivre en justice un journaliste pour avoir décrit une réalité, qui dénigre le peuple quand il s'affranchit des pensées imposées, qui assimile l'esprit de résistance au retour des années 1930. Cela se passe en France, et rares sont les protestations contre cet autoritarisme fantasque de l'antiracisme. Celui-ci est d'autant plus insupportable que la libre parole, dûment informée, s'impose en juge des désastres nés de cette idéologie, qui se protège par des procédés soviétoïdes diabolisant les contradicteurs. Or ces méthodes sont indignes d'une nation ouverte à l'impertinence et à la tolérance.

Sans suivre jusqu'au bout l'essayiste Jean Robin, qui soutient que les grands partis ressemblent au portrait-robot de l'extrémisme qu'ils combattent, il est aisé de contester les dérives du monde politique: éloigné du peuple, il persiste à cautionner des atteintes à la liberté d'expression, au nom d'un antiracisme dévoyé qui fait lui-même référence aux races et hiérarchise les discriminations ethniques. L'ultime paradoxe est de voir cette microsociété à bout de souffle donner encore des leçons.

La comparution d'Éric Zemmour devant le tribunal correctionnel de Paris pour des propos ayant déplu à SOS-Racisme, à la Licra, au Mrap, etc., est exemplaire de cette construction artificielle ne tenant que par l'intimidation.
 
(Source=rioufol)

jeudi 18 novembre 2010

Sécurité : La gauche est-elle crédible ?

 intervention de Xavier Raufer dans l’émission “Ce Soir ou jamais” du 17/11/10.
Les gens les plus misérables en France sont à la campagne, pas en banlieue

(Source=Fdesouche)

mardi 19 octobre 2010

ça se passe comme ça en Banlieue

Extrait de Pièces à conviction diffusé sur France 3 le 18 octobre 2010.
Un journaliste d’origine maghrébine ayant participé au reportage témoigne face aux caméras.
Chaque communauté se replie sur elle. Les noirs avec les noirs, les arabes avec les arabes, c’est dommage. Une fois je suis allé dans une cité où il n’y avait que des noirs et on m’a dit « qu’est-ce que tu veux l’arabe » ?

dimanche 5 septembre 2010

La France est un terrain vague, vive l’invasion !

Quelques milliers de membres de partis de gauche et d’extrême gauche ont manifesté hier, à Paris et dans plusieurs villes de France, pour faire connaître leur opposition aux expulsions, rares et symboliques, de romanichels par le gouvernement Sarkozy.

Certaines banderoles déployées comme « Vive l’invasion » (voir photo ci-contre), « Mon identité n’est pas nationale », etc., étaient sans ambiguité et montraient bien que les organisateurs de ces défilés maigrelets ont pris clairement le parti de l’étranger contre celui des Français.

A la tête de ce cortège de bobos se trouvait, derrière les familles roms de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dont le campement a été rasé le 12 août mais qui n’ont pas été expulsées, une rare brochette de privilégiés de la vie qui vivent dans des quartiers où ils n’ont jamais l’occasion de rencontrer un romanichel ou un immigré sans papier (à l’exception de ceux qu’ils salarient peut-être comme employés de maison…) : Danielle Mitterrand, Jane Birkin, la chanteuse Jeanne Cherhal, la cinéaste Agnès Jaoui, l’écrivain Dan Franck, Corinne Lepage, avocat d’affaire et ex-ministre de l’Environnement, Jean-Paul Huchon (président socialiste de la région Ile-de-France), etc.

(Source=nationspress)

mardi 31 août 2010

Une fille qui est violée, c’est forcément une Française

Harcèlement contre les homosexuels, injures contre les filles un peu trop libres… L’école est le lieu privilégié d’une violence ordinaire où le monde n’est perçu que comme un affrontement entre dominants et dominés.

«Une fille qui est violée, c’est forcément une Française. Chez nous, ça n’arrive pas.» C’est la remarque ordinaire d’un collégien de Seine-Saint-Denis devant son professeur d’histoire. Une remarque qui raconte l’état d’esprit d’une part de la jeunesse française.

(Source=LeFigaro)

dimanche 29 août 2010

il y a un lien entre l'immigration et la violence

Yvan Rioufol était l’invité de « C dans l’air », vendredi 27/08/2010 sur France 5 .

samedi 28 août 2010

Eglise et immigration

Nous profitons du conflit que certains clercs entretiennent avec l’Etat au sujet de l’immigration pour rappeler aux catholiques ce qu’enseigne réellement l’Eglise en la matière.

"Lorsque l’on ouvre le Catéchisme de l’Eglise Catholique, voici ce qu’on y lit : «Les autorités publiques peuvent, en vue du bien commun dont elles ont la charge, subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverse conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard des pays d’adoption». La Commission pontificale Justice et Paix, le 3 novembre 1988, dans l’Eglise face au racisme, rappelle également qu’ «il appartient aux pouvoirs publics, qui ont la charge du bien commun, de déterminer la proportion de réfugiés ou d’immigrés que leurs pays peut accueillir, compte tenu de ses possibilités d’emploi et de ses perspectives de développement».

L’enseignement de l’Eglise est clair : il n’y a pas lieu d’amalgamer morale individuelle et morale politique, ni charité fraternelle et charité politique. Car l’objet de la charité politique, qui s’exerce dans le cadre de la communauté, c’est le bien commun ! Dans l’ordre temporel, le bien commun demeure en effet un principe moral supérieur aux autres critères de la morale politique. Il lui appartient donc, comme critère ultime de discernement dans le domaine de la politique, de déterminer le choix de la politique d’immigration. La question de l’immigration ne saurait ainsi être réduite à une question de morale individuelle : la France n’est pas une personne physique, mais une communauté politique ! La question de l’immigration est donc un problème d’ordre public, relatif au bien commun, et qui relève évidemment de la prudence politique.

L’Eglise reconnait ainsi le principe selon lequel l’autorité publique a le droit et le devoir de réguler les flux migratoires, et de subordonner cet exercice aux exigences du bien commun dont elle a la charge."

(Source=jeunes-avec-gollnisch.com)

mercredi 25 août 2010

Oui, il y a un lien entre immigration et délinquance

Intervention d’Yves Thréard, journaliste au Figaro, dans l’émission “C dans l’air” (France 5, 25/08/2010)

(Source=Fdesouche)

Le problème des Roms en Europe, c'était écrit !

Opération Roms : un nuage de fumée pour masquer l'immigration-invasion

"AFP & cie peuvent se frotter les mains, dans un sens comme dans l’autre; leurs articles sont une fois encore un moyen efficace pour diviser et obscurcir les esprits, et aujourd’hui plus particulièrement face au problème des nomades - tsiganes, et ceux qui sont désignés sous différents noms selon les pays, dont les ancêtres partirent du continent indien et arrivèrent en France au XVème siècle, dont le mode de vie, talents artistiques mais aussi larcins et plus, fascine l’Europe, de la lointaine Russie aux grottes de Grenade, et qui gagnèrent même l’Amérique avec les conquistadors espagnols. Obscurcir les esprits et faire un beau nuage de fumée en plein Ramadan (eh oui, c’est devenu une période incontournable de la « très »laïque république française), voilà une opération parfaitement réussie de la part du gouvernement français et de son président. [...]

Les « voleurs de poule » en roulotte et aux beaux visages bronzés ne viennent pas de surgir aujourd’hui dans le paysage français même si l’attaque d’une gendarmerie rurale du centre de la France a choqué. Les caméras de télévision ont d’ailleurs montré des attaquants qui ne ressemblaient en rien à des tsiganes roumains ! [...] Régulièrement depuis 2 ans les tsiganes roumaines font des aller et retour entre notre pays et le leur au frais des contribuables français qui paient pour des mesures absurdes et inefficaces (coût de l’opération 18 millions d’euros) [...] Mais cela permet aussi de faire du chiffre dans les statistiques du ministère de l’intérieur…

Les quelques aller-retour de quelques petites centaines de tsiganes roumains ne vont pas régler le problème de l’immigration africaine et de l’islamisation qui se développe depuis quarante ans [...]. Bref le gouvernement français avec ses mesures « gitanes » récentes fait semblant de vouloir tuer une mouche avec un fusil de chasse, tandis que « l’ennemi » le vrai, n’est pas exactement celui-là. Toutes ces gesticulations n’auraient-elles par pour finir comme unique but de tenter de faire croire aux français qu’ils ont un gouvernement qui agit dans un sens, alors qu'il va continuer à travailler dans un autre? Quel bel alibi, ou plutôt quelle révoltante affaire, où l’on utilise l’étranger de toujours, « mon pote le gitan » dont le mode de vie et la couleur de peau, ont toujours inquiété ! Et en disant cela je ne veux absolument pas défendre « le voleur de poules » car un voleur est un voleur, mais simplement je m’insurge contre cette politique du bouc émissaire et du nuage de fumée, une politique de l’hypocrisie et du ne rien faire, une politique de la tromperie, une politique cousue de gros fils blancs, que dis-je de cordages gros comme le bras, pour masquer les vrais problèmes liés à l’immigration-invasion, destructrice de notre beau et grand pays qui a vu depuis des siècles ses routes sillonnées par des roulottes des gitans sans que son existence même en soit menacée."

(Source=Salon Beige)

jeudi 1 juillet 2010

La banalisation de l’injure...

En quelques mots, la fameuse apostrophe de Nicolas Anelka à Raymond Domenech en Afrique du Sud, le 17 juin : “Va te faire enculer, sale fils de pute !”, condense une certaine dérive française. Cette insulte, aussi répandue à l’école que dans la rue, signifie en premier lieu l’inquiétude généalogique, l’angoisse, fréquente pour les déracinés, de ne pas savoir d’où ils viennent, qui est leur père et donc leur patrie.

Un “fils de pute”, fruit d’amours anonymes, n’est l’enfant de personne, un bâtard procréé par une chienne, pour filer la métaphore. La France elle-même, dans de nombreuses chansons de rap, est représentée comme une “putain” coupable de s’être mélangée à tous les peuples de la planète et d’être aujourd’hui perdue dans un monde qui la dépasse. Si ta mère n’est qu’une traînée, tu es toi-même le fruit du hasard, un être inutile et vain qui n’est pas sûr de ses ancêtres.

(…) elle trahit un niveau de rage sociale, d’appauvrissement du vocabulaire, de mépris de l’autre et de soi-même qui est préoccupant.

La grossièreté n’est pas qu’un manque d’éducation ou de contrôle sur soi : elle est aussi un symptôme d’échec collectif.

(SOURCE=LeFigaro)

dimanche 16 mai 2010

Michèle Tribalat : Un autre regard sur l'immigration


Ceux qui comptent sur l'immigration pour contrer le vieillissement de la population, pour combler les déficits publics et pour garantir la croissance économique feraient mieux d'y regarder à deux fois. La démographe française Michèle Tribalat ébranle quelques certitudes à propos de l'immigration.

Cela paraît simple et semble même tomber sous le sens. Puisque nous ne faisons plus assez d'enfants et que la population des pays occidentaux vieillit rapidement, il n'y aurait qu'à ouvrir les portes à l'immigration. Combien de fois n'avons-nous pas entendu ce raisonnement dans les médias? Pourtant, rien n'est moins évident, explique Michèle Tribalat. En se fondant sur des projections de l'ONU, la démographe française explique que, pour stopper le vieillissement, la France devrait accueillir 1,3 million d'immigrants chaque année jusqu'en 2025. Puis, il en faudrait pas moins de 2,4 millions par an entre 2025 et 2050. Des chiffres insupportables pour n'importe quel pays.

Empêcheuse de tourner en rond

«Cela n'empêche pas les chroniqueurs et les éditorialistes de parler régulièrement de l'importance de l'immigration pour contrer le vieillissement de la population, dit Michèle Tribalat. Certains mythes ont la vie dure. Pourtant, celui-là a été démonté mille fois.» Ce n'est là qu'une des certitudes que la démographe s'amuse à déboulonner dans son dernier livre, Les Yeux grands fermés, l'immigration en France (Denoël).

Directrice de recherche à l'Institut national d'études démographiques, Michèle Tribalat a participé aux travaux du Haut Comité à l'intégration (HCI). Partout, elle s'est fait la réputation sulfureuse d'une empêcheuse de tourner en rond. «En France, on fait très peu d'enquêtes sur autre chose que la diversité et les discriminations, dit-elle. À deux reprises, j'ai fait des estimations de l'importance démographique des populations d'origine étrangère étalées sur trois générations et j'ai fait un calcul pour estimer ce qui se serait passé sans l'immigration. On m'a aussitôt rangée dans les camps des supporteurs de Le Pen.»

Par peur d'alimenter un racisme qui serait latent, on éviterait certaines enquêtes, dit-elle. On préférerait n'enquêter que sur les discriminations subies par les immigrants sans jamais s'intéresser au phénomène pourtant observable de la constitution de ghettos. Quitte à déranger, Michèle Tribalat prêche pour que l'on étudie toutes les facettes de l'immigration et reprend à son compte ces mots de l'écrivain George Orwell: «L'abandon des illusions suppose la publication des faits, et les faits peuvent être désagréables.»

Un déficit démocratique

Michèle Tribalat, qui habite dans un des quartiers les plus colorés de Paris, le XXe arrondissement, brosse un tableau sombre de l'immigration en France. Aujourd'hui, contrairement au Canada, l'essentiel de l'immigration en France n'est pas lié au marché du travail. Elle est due à la réunification familiale, aux mariages avec des étrangers, aux réfugiés, aux étudiants ou aux régularisations d'immigrants illégaux. Or, cette immigration est essentiellement fondée sur des droits et relève de l'Union européenne depuis le traité de Lisbonne. Résultat, dit Mme Tribalat, le contrôle des flux migratoires est devenu pratiquement impossible.

«L'immigration en France et dans beaucoup de pays européens fonctionne sur des droits acquis, dit-elle. Pour entrer en France, il faut faire valoir un droit. Pour contrôler les flux, les pays essaient donc de réduire les conditions d'exercice de ces droits. Un gouvernement qui voudrait, par exemple, réduire de moitié l'immigration ne le pourrait pas, sauf à enfreindre les droits. Le Danemark a essayé en obligeant ceux qui accueillent un parent à prouver qu'ils gagnent 20 % de plus que le salaire minimum. Mais il vient de se faire condamner par la Cour européenne qui a rejeté ce seuil considéré comme arbitraire.»

Selon la démographe, La France n'a plus guère de prise réelle sur ses flux migratoires, le traité de Lisbonne ne lui accordant de compétence que sur la migration économique, par ailleurs pratiquement inexistante. «Cela crée un problème démocratique dans la mesure où personne n'a expliqué aux Français que l'immigration ne dépendait plus d'eux. La responsabilité démocratique ne peut plus s'exercer, les citoyens n'ayant aucun moyen de congédier les politiques ou d'en choisir d'autres pour faire une autre politique.»

L'effet sur les salaires

Ces problèmes sont accentués par le fait que les pays européens (contrairement au Canada) accueillent des immigrants souvent peu qualifiés. Des études américaines et britanniques ont montré que ce type de migration joue à la baisse sur les salaires des plus pauvres, dit Mme Tribalat. «Au Canada, vous n'acceptez que des immigrants qui ont de bons revenus ou des qualifications. Pour vous, l'effet sur les salaires est probablement positif puisqu'il permet de tirer vers le bas les plus hauts salaires et d'éviter les écarts trop grands. Cette immigration n'a probablement pas non plus d'effets négatifs sur les finances publiques. Les populations peu qualifiées qui immigrent en Europe ont un effet à la baisse sur les bas salaires. Ce qui accroît les inégalités.»

Mme Tribalat en a contre le discours unique que l'on entend sur l'immigration. Celle-ci ne peut se résumer à un simple calcul économique, dit-elle. Il faut prendre en compte les problèmes d'intégration. Il y a en France, dit-elle, des banlieues, comme La Courneuve et Clichy-sous-Bois, qui sont désertées par ceux que l'on n'ose plus appeler les «Français de souche», où trois enfants sur quatre sont d'origine étrangère et où les populations n'ont souvent pas besoin de parler français dans la vie quotidienne.

Comment expliquer ce discours unique? Entre autres choses, par le fait que les partis sociaux-démocrates ont changé de clientèle. «Ce n'est plus le petit ouvrier blanc qui les intéresse, dit Mme Tribalat. C'est le peuple martyr. La grande cause aujourd'hui, c'est la cause des sans-papiers. C'est une transformation incroyable. Ce n'est pas le peuple d'ici qui intéresse la gauche, c'est celui qui vient d'ailleurs.»

Mme Tribalat voit se dessiner une curieuse alliance entre cette nouvelle gauche et le patronat qui s'entendent pour abattre les frontières et favoriser la liberté de circulation. «À l'époque où les marchandises et les idées circulent si facilement, on trouve rétrogrades ceux qui veulent préserver leur marché du travail. On veut égaliser les conditions de travail à l'échelle de la planète. Pourtant, les hommes politiques sont élus par les citoyens d'un pays particulier dont ils sont censés défendre les intérêts.»

Les accommodements sans fin


Michèle Tribalat a lu le rapport de la Commission Bouchard-Taylor. Elle y a retrouvé le même soupçon permanent de racisme qui pèse aussi en France sur ceux qui osent s'interroger sur les bienfaits de l'immigration. Rappelons-nous les comparaisons avec Jean-Marie Le Pen auxquelles a eu droit Mario Dumont pour avoir simplement évoqué un gel des quotas d'immigration.

«Il y aurait un racisme latent qui n'attendrait que l'occasion pour se manifester en fonction des informations qu'on lui donne, dit-elle. Si la population pense que l'immigration est un désastre, il faudrait donc lui prouver à tout prix que c'est formidable. Autrement, on risquerait de remuer ce qu'il y a de plus vilain dans le petit peuple. Résultat: quantité d'études ne sont pas faites pour ne pas donner de grain à moudre au Front national.»

Selon Michèle Tribalat, l'idéologie des «accommodements raisonnables» consiste à examiner les problèmes par le petit bout de la lorgnette. «C'est une approche qui manque de profondeur de vue. On prend les choses une par une et l'on se dit: "pourquoi pas si ça ne nous gêne pas?". Mais quand ça devient un système et que l'accommodement devient une obligation légale, c'est le début d'un processus interminable. Dans les lycées, ça commence par une demande de viande halal, ensuite de couverts et de tables séparés, puis c'est les piscines, et l'on n'en finit plus. Si le rapport Bouchard-Taylor annonce ce qui s'en vient en France, je trouve ça drôlement inquiétant.»

(Source=ledevoir.com)
 
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