A Bassens, cité sensible de Marseille, le mouton d’Abraham sera sacrifié sur le béton du quartier, à même le sol. La débrouille pour les musulmans phocéens quand les abattoirs autorisés de la ville sont saturés. Ici, on a vu défiler des dizaines de personnes devant les immeubles pour profiter du « spectacle ». Et peu importent les interdictions, à la cité Bassens, dans le 14e arrondissement, c’est un week-end pas comme les autres qui a débuté hier.
dimanche 28 octobre 2012
On tue les moutons en bas des immeubles
A Bassens, cité sensible de Marseille, le mouton d’Abraham sera sacrifié sur le béton du quartier, à même le sol. La débrouille pour les musulmans phocéens quand les abattoirs autorisés de la ville sont saturés. Ici, on a vu défiler des dizaines de personnes devant les immeubles pour profiter du « spectacle ». Et peu importent les interdictions, à la cité Bassens, dans le 14e arrondissement, c’est un week-end pas comme les autres qui a débuté hier.
lundi 22 octobre 2012
On est en train de vivre un génocide par substitution
mercredi 2 mars 2011
Laïcité et Islam : Malika Sorel vs Rokhaya Diallo
dimanche 27 février 2011
ZAPPING SUR L'ISLAM
samedi 28 août 2010
Eglise et immigration
"Lorsque l’on ouvre le Catéchisme de l’Eglise Catholique, voici ce qu’on y lit : «Les autorités publiques peuvent, en vue du bien commun dont elles ont la charge, subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverse conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard des pays d’adoption». La Commission pontificale Justice et Paix, le 3 novembre 1988, dans l’Eglise face au racisme, rappelle également qu’ «il appartient aux pouvoirs publics, qui ont la charge du bien commun, de déterminer la proportion de réfugiés ou d’immigrés que leurs pays peut accueillir, compte tenu de ses possibilités d’emploi et de ses perspectives de développement».
L’enseignement de l’Eglise est clair : il n’y a pas lieu d’amalgamer morale individuelle et morale politique, ni charité fraternelle et charité politique. Car l’objet de la charité politique, qui s’exerce dans le cadre de la communauté, c’est le bien commun ! Dans l’ordre temporel, le bien commun demeure en effet un principe moral supérieur aux autres critères de la morale politique. Il lui appartient donc, comme critère ultime de discernement dans le domaine de la politique, de déterminer le choix de la politique d’immigration. La question de l’immigration ne saurait ainsi être réduite à une question de morale individuelle : la France n’est pas une personne physique, mais une communauté politique ! La question de l’immigration est donc un problème d’ordre public, relatif au bien commun, et qui relève évidemment de la prudence politique.
L’Eglise reconnait ainsi le principe selon lequel l’autorité publique a le droit et le devoir de réguler les flux migratoires, et de subordonner cet exercice aux exigences du bien commun dont elle a la charge."
(Source=jeunes-avec-gollnisch.com)
vendredi 25 juin 2010
Soupçon d’attentat sur la Tour Eiffel
Ce projet aurait été révélé par les auditions de certains membres du commando devant les policiers mais aussi par des saisies de « composants chimiques » effectuées lors des perquisitions menées notamment dans des boxes en Seine-Saint-Denis.
(Source= LeParisien)
mercredi 19 mai 2010
samedi 15 mai 2010
Cohabiter avec les musulmans en France ?
La Nef a mené une enquête pour savoir si l'islam était un danger pour l'Europe. Ont notamment répondu Bernard Antony, le P. Michel Gitton, le P. Michel Lelong, Laurent Lagartempe… Annie Laurent termine l'ouvrage par une excellente synthèse dont voici un extrait :
"La seule manière de garantir une cohabitation harmonieuse en Europe est de traiter les musulmans en tant que personnes, titulaires des mêmes droits et tenues aux mêmes devoirs que les autres ressortissants. Cela passe par leur assimilation individuelle à la culture qui les accueille, ce qui implique bien sûr des renoncements de leur part. Mais la paix est à ce prix et elle est inséparable de la vérité, comme le rappelle fréquemment le pape Benoît XVI.
Encore faut-il que les Européens se ressaisissent dans trois domaines cruciaux : 1°) qu'ils cessent de rougir de leur patrimoine religieux, culturel, historique et retrouvent leur liberté intellectuelle pour affronter avec courage et sans peur, celle-ci pouvant conduire à l'irrationalité ; 2°) qu'ils renoncent à anticiper un assujettissement qui ne leur est pas (encore) imposé car cette attitude que j'appelle "dhimmitude mentale" les conduit à des concessions dangereuses ; 3°) qu'ils oeuvrent à redonner à leurs sociétés décadentes le visage attrayant de l'Evangile, ce qui passe par leur conversion."
(SOURCE=chretiente.info)
jeudi 7 janvier 2010
Un imam intégriste expulsé de France vers l'Egypte

INFO FIGARO - Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, le décrit comme un «individu dangereux», «prêcheur de haine».
Avant Pantin, l'imam el-Soudany prêchait à la mosquée de la Croix-de-Chavaux, à Montreuil. Selon la police, il concluait alors ses prières du soir par une «malédiction contre les juifs et les Occidentaux». Rapidement évincé de ce lieu de culte, il parvient ensuite à s'imposer à la mosquée Hamza. Dans les services de renseignement, qui l'ont placé sous surveillance discrète, on décrit sa dérive radicale avec force détail. L'imam, dit la police, invitait les fidèles à «continuer à prêcher le djihad du Coran dans le monde» . «Que dieu oriente nos flèches» lâchait-il également. Sa vision du monde actuel serait à l'avenant, à en croire les rapports qui l'accablent. La crise ? «C'est un avertissement d'Allah pour les mécréants» , aurait-il asséné. On l'aurait aussi surpris à mettre en garde son auditoire sur le fait qu'attaquer l'islam, c'est s'en prendre à 1,3 milliard de musulmans et notamment «des jeunes qui ont le cœur brûlant et qui sont prêts à donner leur sang» . «Qu'Allah accepte les martyrs de l'islam dans son vaste paradis», aurait encore déclaré ce religieux, marié et bientôt père d'un enfant, devant les fidèles. Il aurait aussi prédit l'enfer pour les mécréants, «ceux qui seront entourés de feu, ceux qui seront traînés par leurs intestins, ceux qui mangeront la chair ou encore ceux qui vomiront de la rouille.»
Le 11 septembre dernier sonne comme l'une de ses dernières provocations, aux yeux des autorités : «Aujourd'hui, on est le 11 septembre. Nous leur disons que l'islam est notre religion, que Mohammed est notre prophète et que le Coran est le livre de notre djihad. On le dictera au monde entier» , aurait clamé l'imam. Ali el-Soudany a été interpellé le 18 décembre dernier. Placé en rétention, puis assigné à résidence, il attendait son expulsion depuis le 19 décembre. Pour l'Intérieur il a apporté une «légitimation religieuse à l'action violente et contribuait à poser les bases nécessaires à la constitution de groupes à potentiel terroriste.»
(Source=LeFigaro)
samedi 2 janvier 2010
Le catholicisme régresse en France , l’islam progresse
Près des deux tiers des Français (64%) se considèrent comme catholiques, contre 80% en 1966. Seulement 4,5% d’entre eux reconnaissent aller à la messe tous les dimanches, contre 27% en 1952, selon un sondage Ifop publié aujourd’hui dans le journal La Croix.
Autre enseignement de ce sondage, la population des fidèles vieillit : 43% des catholiques pratiquants ont 65 ans et plus alors que cette tranche d’âge ne représente que 21% de la population française totale.
Ce repli du catholicisme dans l’Hexagone se fait au profit principalement des « sans religion ». Ainsi, 28% des personnes interrogées se disent sans religion en 2009, contre 21% en 1987. En revanche, l’islamisation de la société française progresse. L’année dernière, un autre sondage du quotidien catholique révélait que les musulmans en France (entre 5 et 8 millions) étaient de plus en plus pratiquants : 70% déclaraient observer le jeûne du ramadan.
Une très nette majorité de musulmans (71%) se reconnaissent comme « musulmans croyants ». Parmi eux, 33% se déclarent « croyants et pratiquants ». Selon ces données, 39 % des musulmans disent prier chaque jour, contre 31% en 1994, la pratique des jeunes étant forte (44% des 25-34 ans). Lors de l’homélie de la messe de Noël la semaine dernière, Benoît XVI a notamment appelé les catholiques « au réveil ».
(SOURCE=NOVOPRESS)
jeudi 24 décembre 2009
Les cathédrales, les minarets, et Nora Berra
Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN :M. Pascal Clément dément les propos que lui prête Mme Nora Berra et qui le feraient, dit-il, « passer pour un lepéniste ».
Que les cathédrales fassent partie du patrimoine français, et non les minarets, est une évidence historique et culturelle, et non une idée « lepéniste ». Ou alors il est « lepéniste » de dire qu’il fait jour à midi.
Quant à Mme Berra, qui prétend réagir au nom de la laïcité, elle a montré sa conception très particulière de ce concept en participant au dîner de fin du ramadan organisé à l’Hôtel de Ville de Lyon, et en y témoignant ouvertement de sa foi islamique.
Que Mme Berra balaie devant sa porte avant de donner des leçons de laïcité. Et qu’elle apprenne d’abord de quoi il s’agit. On peut lui rappeler par exemple que le jour de Noël est férié dans la République laïque.
(source= FN )
samedi 19 décembre 2009
Réflexions sur l’islam politique
En voulant défaire et refaire le monde, l’islamisme ne mène qu’à des guerres civiles ou externes. Il provoque aussi la refonte d’une identité occidentale, note l’écrivain palestinien Hassan Khader.Certaines idées défendues par l'écrivain indien F.S Naipaul, pourraient aisément relever de l'européocentrisme de l'homme blanc. Mon intention n'est nullement de critiquer Naipaul mais de méditer ce qu'il a écrit sur la situation des musulmans dans le Sud-est asiatique. Je pense en particulier à l'une de ses remarques sur l'Islam, qui se manifeste comme « s'il était encore dans la phase missionnaire ». Le comportement de ses fidèles est marqué en effet par l'angoisse des débuts et l'enthousiasme des pionniers. Pourtant les quatorze siècles après son apparition sont largement suffisant pour être rassuré sur le sens historique et théologique d'une religion qui a triomphé et s'est imposé, créant des Etats et des Empires. .. ce comportement caractérise ce que l'on appelle aujourd'hui l'Islamisme, avec ses arguments idéologiques et sa haine des temps présents.
Ainsi, on peut déceler différentes manifestations de l'angoisse et de l'enthousiasme des pionniers dans les réactions des "islamistes" au référendum en Suisse sur l'interdiction de la construction de nouveaux minarets. Plusieurs mouvements ont déjà réagi à l'événement et l'on va relever bientôt un nombre incalculable de discours, et de déclarations qui reproduiront deux arguments que l'on entend depuis une trentaine d'années : 1- la victimisation qui veut que les musulmans souffrent de la persécution et de l'hostilité de l'Occident chrétien. 2- l'hypocrisie de cet Occident qui cesse d'être démocratique et tolérant dès qu'il s'agit des musulmans.
Le point départ du phénomène islamiste est né du rejet des idéologies modernes et s'est appuyé sur l'existence d'une nation (oumma) islamique transfrontalière bien meilleure que les nations constituées à partir d'une langue, d'une race ou d'une géographie, comme les nations arabe, turque, iranienne, etc. Partant du fait que toute nation a sa géographie sacrée mêlant errances historiques, intérêts propres, semi-vérités et malentendus, l'Islam politique a pour principale ambition de restaurer l'espace sacré de l'ancien monde (Dar al-Islam/la terre d'Islam) morcelée par les nationalismes ethniques naissants et écrasé par l'Etat moderne, puis de retracer les frontières avec l'espace de l'impur (Dar al-Harb/ l'espace de la guerre), défigurées par les temps modernes, et qui, avec la mondialisation, ont perdu leur signification.
Ce mouvement mène ainsi le combat sur deux fronts : contre les nationalismes ethniques et les Etats modernes qu'il faut éliminer et contre l'Occident qu'il faut redéfinir comme l'ennemi. - C'est dans ce contexte qu'ont été réhabilités les qualificatifs d'impie, de Dhimmi [non musulman en terre d'Islam], qui n'étaient plus utilisés au vingtième siècle parce qu'appartenant à un passé révolu. Ces termes ne sont plus appliqués uniquement aux occidentaux mais aussi chrétiens arabes qui doivent redevenir des dhimmis après avoir été, à l'ère des indépendances, des citoyens à part entière.
La double guerre menée par l'Islamisme en fait un combat sur les frontières séparant les nouvelles entités étatiques qui doivent « reconstituer » la terre de l'Islam mais aussi un combat à l'intérieur de chaque Etat entre les religions et les confessions. Des guerres ouvertes rendues plus compliquées par la présence aujourd'hui de nombreux musulmans en Occident.
Ces raisons ne permettent pas d'envisager la moindre réforme dans le projet de l'Islam politique. Celui-ci représente un mouvement visant à défaire et refaire le monde. C'est pourquoi son ascension conduit à chaque fois à des guerres civiles larvées ou déclarées. C'est déjà le cas en Afghanistan, au Soudan et en Somalie et pourrait l'être demain au Yémen, en Egypte, en Algérie, en Irak, en Palestine... Quant à l'Occident où se situe l'espace de guerre, les opérations terroristes sont qualifiées par les islamistes du terme moyenâgeux de "conquête/razzia". Mais est-il tolérable au début du XXIème siècle de revenir à la géographie du sacré et de l'impur qui appartient au Xème siècle ?
Les théologiens qui étaient peu nombreux dans le passé et qui surtout avaient peu de moyens de communiquer avec le public, parviennent désormais, grâce à l'extraordinaire révolution des médias, à toucher toutes les catégories de la société, à atteindre la plus large audience, quels que soient le niveau d'éducation de ces derniers et leur capacité de compréhension. Or, ces théologiens ont toujours adopté la géographie du sacré et de l'impur. Si l'on ajoute à cette hypothèse la puissance financière considérable et sans précédent dans l'histoire, dont ils bénéficient de nos jours, on peut expliquer leur succès.
La réponse au référendum suisse ne saurait être simple ni simpliste. Mais il est certain que la guerre sur les frontières qui contribue à forger l'identité au sein du monde musulman intervient aussi dans la refonte de l'identité occidentale pour engendrer un « choc des civilisations » que l'on ne peut plus ignorer.
(SOURCE=courrierinternational)
vendredi 18 décembre 2009
Le voile intégral n'est pas qu'un signe religieux, c'est un étendard politique
INTERVIEW - Le député communiste est président de la mission d'information parlementaire sur le port du voile intégral. Cette dernière a terminé mercredi soir ses travaux d'audition...
Nous avons plusieurs propositions, plusieurs préconisations, mais rien n’est sûr aujourd’hui. Nous pensons aussi bien à une loi qu’à une résolution parlementaire. Mais si nous faisions au final la proposition d’un projet de loi, notre objectif est d’éviter absolument une loi stigmatisante pour cette partie de la population.
Quel est votre objectif?
Notre volonté, c’est de toucher les notions d’ordre public, et de dignité de la femme. L’essentiel est de savoir si, du point de vue du droit il est possible d’avancer dans le sens de la législation déjà en vigueur en ce qui concerne ces notions. C’est un défi de civilisation. Nous voulons faire en sorte que l’Islam soit «républiquement» compatible. Nous souhaitons aussi caractériser de façon précise l’idéologie qu’il y a derrière tout ça. Car le voile intégral, ce n’est pas qu’un signe religieux, c’est un étendard politique.
Quel est votre calendrier maintenant que les auditions sont finies?
Nous devons rendre nos préconisations au président de l’Assemblée Nationale fin janvier, amis avant cela nous souhaitons revoir les responsables du Conseil français du culte musulman (CFCM) et d’autres associations pour les associer à nos décisions, ce qui est important pour être bien compris du public.
(Source=20minutes)
mardi 15 décembre 2009
la rue, la liberté, la laïcité et l'islam
Cette vidéo a été censurée plusieurs fois sur Dailymotion
en cas de nouvelle suppression voir la vidéo ici http://rutube.ru/tracks/2725854.html?v=61615c70fd2bd99272601839ac9938d2
lundi 30 novembre 2009
Minarets : ce que les gens pensent
Au delà de la condamnation ou de l'approbation du vote contre la construction de minarets en Suisse, les internautes français ont salué un élément clé : au moins, les Helvètes ont pu voter et seront entendus, contrairement aux Français face au débat sur l'identité nationale ou au référendum européen.«Que j'envie les Suisses de vivre dans un pays démocratique, cela doit être formidable...»
Et ces 57,5% en rappellent d'autres, plus amers ceux-là et moins suivis de conséquences législatives : ceux du « non » au traité constitutionnel européen en 2005. « La France ne peut plus être considérée comme démocratique depuis le refus par les politiques euromondialistes de respecter le vote des citoyens lors du référendum sur la constitution européenne », s'énerve Rebelio sur le site du Figaro à la suite de nombreux autres qui soupirent comme Pau3426 : « que j'envie les Suisses de vivre dans un pays démocratique, cela doit être formidable... » Par contraste avec cette consultation limpide sur un sujet d'actualité, la négation du référendum sur le traité européen ou l'avenir de La Poste sont vécus comme l'écartement pur et simple des électeurs de la vie publique.
Quelle est la crédibilité d'un débat sur l'identité nationale qui n'implique pas les Français ?
En marge du débat sur son résultat, la votation suisse apparaît comme une mise en cause directe des imprécations sarkozyenne à tenir compte de l'avis des Français : un référendum d'initiative populaire devenu gadget de la réforme des institutions, un référendum sur La Poste tout bonnement balayé d'un revers de main, un site sur le « débat sur l'identité nationale » ouvertement censuré... La transparence du scrutin suisse prouve que Nicolas Sarkozy n'a pas répondu à la plus élémentaire des questions pour qui se prétend légitime et démocrate : « chiche ! »
(SOURCE=Marianne2)
Les Suisses votent l'interdiction des minarets
A la surprise générale, les Suisses ont approuvé à 57% l'initiative de la droite populiste contre les minarets.
La victoire du «oui» constitue une claque pour la communauté musulmane helvétique. «C'est indigne de la Suisse», a dénoncé le président de la Coordination des organisations islamiques en Suisse (COIS). «Les partis suisses auraient dû davantage s'engager dans la campagne», estime-t-il. Ce raz-de-marée contredit les dernières enquêtes d'opinion qui prédisaient un rejet à 53% de la proposition de l'UDC (Union démocratique du centre, une formation populiste de droite) et de l'Union démocratique fédérale (UDF, droite chrétienne).
Ce résultat est un désaveu pour le reste de la classe politique suisse, qui avait fait front contre le projet. Le Conseil fédéral [le gouvernement suisse, ndlr] et l'Assemblée fédérale avaient mis en garde contre les conséquences négatives du texte sur la paix religieuse et sur les relations extérieures de la Suisse. Fait inhabituel, le gouvernement avait, pour manifester son opposition, pris position le jour-même du dépôt du texte, qui avait recueilli 113.000 signatures .
Vers une saisie de la Cour européenne des droits de l'Homme ?
Reste à savoir si le texte va être jugé conforme à la constitution. La ministre suisse de la Justice, Eveline Widmer-Schlumpf, a prévenu, avant même le référendum, que l'interdiction des minarets serait contraire à la liberté de religion et discriminatoire. Une acceptation de l'initiative violerait les droits de l'homme et mettrait en péril l'image de la Suisse. Les Verts ont annoncé dimanche étudier la possibilité de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme.
Pour justifier leur texte, UDF et UDC ont mis en avant la crainte d'une «islamisation rampante» de la Suisse. Les minarets sont le «symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux. Ces édifices incarnent l'Islam politique et la charia (loi islamique)», ont martelé les deux partis. La campagne n'a pas été exempte de dérapages. Les affiches de l'UDC et l'UDF ont représenté une femme complètement voilée devant le drapeau suisse couvert de minarets, dont la silhouette stylisée évoque des missiles.
Quelque 400.000 musulmans vivent dans la Confédération sur une population totale d'environ 7,6 millions d'habitants. 14% des musulmans sont pratiquants. Il existe en Suisse environ 150 lieux de prière à leur intention. Jusqu'ici, quatre mosquées disposent d'un minaret: à Genève, Zurich, Winterthour (canton de Zurich) et Wangen bei Olten (canton de Soleure).
(SOURCE=leFigaro)
vendredi 13 novembre 2009
Immigration, islam et conversions
“Si nos dirigeants avaient eu deux doigts de bon sens”… ils auraient mesuré, dit François Foucart les conséquences d’une immigration massive”… porteuse de l’islam… et pourtant (…)
(SOURCE=LUMIERE101)
L'impassse Islamique / la Religion contre la Vie...
A LIRE
Hamid Zanaz L’impasse islamique La religion contre la vie
Préface de Michel Onfray
Editions libertaire, 2009, 13 euros
jeudi 12 novembre 2009
Islam et Salafisme...
Au moment où l'on parle du voile intégral, du salafisme, des religions et de l'identité nationale, faut-il s'inquiéter de la présence en France d'un mouvement fondamentaliste musulman que beaucoup qualifient d'extrémiste ? Décryptage...
Le salafisme puise sa racine dans le mot arabe salaf, qui veut littéralement dire « les prédécesseurs ». On parle d'essalaf essalah, ou des « pieux prédécesseurs », pour désigner les premiers compagnons du prophète Mahomet. Aujourd'hui, les salafistes les prennent pour exemple et appellent à un retour à « l'islam des origines », expurgé de la bidaa ou des « innovations blâmables » qui, de leur point de vue, pervertissent la religion. Ainsi, toutes les influences occidentales, toutes les idées humanistes et les principes philosophiques, comme la démocratie ou la laïcité, sont-ils rejetés. C'est l'école de pensée hanbalite, fondée par l'imam Ahmed ibn Hanbal (780-855) au IXe siècle, qui a forgé les racines de l'idéologie salafiste. Deux disciples de cette doctrine, l'imam ibn Taymiya (1263-1328) et Mohamed ibn Abdelwahab (1703-1792), en deviendront ensuite les deux principales références idéologiques. Abdelwahab, fondateur du dogme wahhabite et néanmoins cofondateur de la monarchie saoudienne, donnera naissance à ce « salafisme missionnaire » (sujet de notre enquête) véhiculé de nos jours : inégalité entre les hommes et les femmes ; droit pénal reposant sur les châtiments corporels ; rigorisme dans les rapports sociaux ; rejet des droits de l'homme. Dopé à coups de pétrodollars, ce salafisme s'est progressivement propagé à travers le monde.
Au XXe siècle, cette pensée salafiste se politise également en se « réformant » sous l'impulsion des Frères musulmans, une confrérie intégriste fondée en Egypte, en 1928, par Hasan al-Banna (1906-1949). Les Frères n'hésitent pas à créer des partis et à s'engager dans la vie politique et associative. Néanmoins, leurs divergences doctrinales avec les tenants du wahhabisme ne font pas d'eux pour autant des « progressistes » : eux aussi prônent l'application de la charia (la loi coranique) et l'instauration de républiques islamistes. Les Frères musulmans, qu'on affuble parfois du qualificatif de « salafistes en costard-cravate », sont représentés en France par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). Partisans d'une réislamisation « en douceur », ils sont en apparence plus « ouverts » que les « salafistes en barbe et djellaba ».
D'autres salafistes, dits djihadistes, préfèrent la confrontation. Leur doctrine est suivie aujourd'hui par une nébuleuse comme al-Qaida. Qualifiés également de takfiris (ceux qui pratiquent l'excommunication), ces adeptes de la guerre sainte ont les mêmes références idéologiques que les autres.
2. Que veulent-ils ?
Bien que minoritaires dans le monde musulman, les salafistes occupent le devant de la scène grâce à l'activisme effréné de leurs militants et autres idéologues. La pensée salafiste contrôle aujourd'hui plusieurs mosquées et une grande partie de la littérature musulmane. S'agissant de l'Occident, ils appellent aussi au communautarisme, espérant réislamiser les membres de la communauté musulmane et convertir autant que faire se peut des personnes séduites par une idéologie politico-religieuse incompatible avec les valeurs universelles. Pour autant, contrairement à certains fantasmes entretenus par des milieux d'extrême droite, l'objectif principal des salafistes n'est pas l'islamisation de l'Europe, mais la mise en place de conditions qui leur permettraient de pratiquer leur vision de l'islam comme ils l'entendent, même si celle-ci est contradictoire avec l'esprit des Lumières. De leur côté, les Frères musulmans souhaitent ériger un groupe de pression à même de peser sur les débats nationaux et internationaux, et veulent constituer une force lobbyiste susceptible de faire naître un « vote musulman ».
3. Combien sont-ils en France ?
Il est difficile de connaître avec exactitude le nombre de salafistes présents en France (et en Europe). Il serait possible néanmoins d'avoir une estimation quand on sait que seuls 10 % des 5 millions de musulmans de France sont des pratiquants réguliers qui fréquentent les 1 900 mosquées et salles de prière avec assiduité. Ayant centré leur vie autour du lieu de culte et de la pratique, ils représentent une forte minorité de ces pratiquants. Mais ils donnent l'impression d'être majoritaires grâce à leur activisme, leur excitation militante, leur présence sur le net, leur accoutrement ostensiblement prosélyte, et à travers leur engagement dans l'action sociale au sein des quartiers. Les salafistes ont ainsi montré leur poids réel lors des manifestations contre la loi interdisant les signes religieux à l'école. A analyser également, les rencontres annuelles du Bourget qu'organise l'UOIF, cette filiale française de la pensée des Frères musulmans, qui peine à rassembler plus de 20 000 personnes, même si elle prétend le contraire.
Il existerait une cinquantaine de mosquées ou de lieux de prière tenus par les partisans du wahhabisme saoudien et de la pensée salafiste prosélyte, et beaucoup plus dirigés par l'UOIF, qui ne représente cependant qu'un tiers des musulmans pratiquants dans les instances du Conseil français du culte musulman (CFCM).
Les mosquées salafistes wahhabites sont souvent implantées au cœur des cités populaires. Il en existe en région parisienne - à Sartrouville, Argenteuil ou Gennevilliers notamment -, dans la région lyonnaise, dans le Nord, ainsi qu'à Marseille ou Besançon. Mais on en trouve aussi dans Paris intra-muros, au cœur des quartiers de Belleville et de Barbès.
4. Qui finance la propagation du salafisme ?
Outre l'Etat saoudien qui, au travers de la Ligue islamique mondiale, a longtemps financé cette idéologie, de nombreux mécènes arabes du golfe Persique accordent des millions d'euros par an pour faire rayonner à travers le monde le « vrai islam », comme ils aiment qualifier le salafisme. En France, plusieurs mosquées ont été construites grâce à des fonds provenant des monarchies arabes et de la Ligue islamique mondiale : les mosquées d'Evry et de Mantes-la-Jolie, par exemple. L'Arabie saoudite propage le salafisme en formant dans ses universités de Riyad, de La Mecque et de Médine des milliers d'étudiants saoudiens ou étrangers. Ce salafisme « missionnaire » a été véhiculé aussi par les écoles coraniques pakistanaises, notamment celle de Karachi, qui enseigne la pensée dite deobandie, une version indo-pakistanaise du salafisme ayant donné naissance aux fameux talibans. Les Frères musulmans ont, quant à eux, longtemps bénéficié de l'aide des Saoudiens, qui ont permis l'ouverture en Europe du Centre islamique de Genève, fondé par Saïd Ramadan (père de Tariq Ramadan et gendre de Hasan al-Banna). Et, lorsque l'UOIF est créée, au début des années 80, par des islamistes tunisiens et par l'activiste libanais Fayçal Mawlawi, l'organisation profitera de nombreux soutiens émanant des Emirats arabes unis. Aujourd'hui, l'UOIF recevrait, selon les différentes estimations, entre 30 et 60 % de son financement de pays ou de personnalités arabes. Les associations qui sont liées à l'UOIF tirent également une partie de leur argent de la certification halal, un commerce communautaire qu'ils ne cessent de promouvoir tant il est lucratif.
5. Qui sont leurs idéologues ?
Parmi les contemporains, on peut compter des Egyptiens issus des Frères musulmans comme Sayyid Qutb (1906-1966) ou Youssouf al-Qaradawi, qui ne cesse de justifier les attentats suicides et l'instauration de la charia. Bien qu'il s'en défende, Tariq Ramadan, qui se laisse complaisamment affubler parfois du titre de théologien, est en réalité un idéologue de la pensée salafiste des Frères musulmans. Il n'hésite pas à fustiger le wahhabisme saoudien, mais cela ne fait pas de lui un progressiste ou un libéral ni un réformateur. Ses références idéologiques demeurent les fondateurs de la pensée des Frères et les théoriciens qui l'ont sophistiquée pour en faire un instrument de lutte politico-idéologique, en l'occurrence son propre grand-père Hasan al-Banna, auquel il voue une admiration sans pareille, ou encore le Pakistanais Abu al-Ala al-Mawdoudi (1903-1979). Tariq Ramadan s'est singularisé en utilisant des codes de langage et d'écriture occidentaux pour propager une pensée frériste qui a su adapter son discours aux opinions publiques européennes. Il ne propose qu'une version d'un salafisme en apparence plus « doux ».
D'autres « penseurs », des Saoudiens, ont assuré le rayonnement du salafisme wahhabite à travers le monde. C'est le cas du cheikh Ibn Baz (1909-1999), qui a toujours prêché un islam pur et dur. Salih bin Fawzan al-Fawzan, un Saoudien, est « apprécié » par les salafistes européens : il recommande à ses adeptes de ne pas «ressembler aux mécréants dans ce qui leur est spécifique». Il est de ceux qui incitent les femmes à porter le voile intégral, refusant même le voile classique qui permet de laisser le visage des femmes visible. Autre gourou très écouté par les salafistes : le cheikh Mohamed ibn Saleh al-Otheimine. Il interdit, entre autres, de «féliciter les mécréants [juifs et chrétiens notamment] durant leurs fêtes religieuses». Enfin le cheikh Nacereddine al-Albani (1914-1999), un idéologue albano-syrien, a produit une floraison de fatwas (édits religieux) tout aussi intégristes les unes que les autres et a notamment prohibé l'usage de la télévision et de la radio.
6. Quels sont leurs relais médiatiques ?
Bien que certains idéologues interdisent la télévision, d'autres appellent à ce que l'utilisation de ce média soit exclusivement réservée à la propagation de l'islam. C'est le cas par exemple de plusieurs chaînes satellitaires arabes, qui accordent une large place à ces salafiste prêchant « la bonne parole » tant en direction des sociétés musulmanes que de l'Occident. Les prêcheurs se succèdent sur des chaînes qui, du Qatar à l'Egypte en passant par les Emirats, font de la surenchère en jouant sur les notions du licite et de l'illicite très chères à Youssouf al-Qaradawi. Une fois par semaine, celui-ci anime l'émission phare « Al-Sharia oua Al-Hayat » (la charia et la vie) sur les plateaux de la chaîne al-Jezira, au cours de laquelle il traite de toutes les questions d'actualité, parfois avec une violence inouïe. Cela dit, internet est devenu le moyen principal pour véhiculer les idées salafistes, que ce soient celles des Frères musulmans ou celles des wahhabites et même celles des djihadistes. Les sites et les forums se comptent par centaines et, là aussi, tous les sujets sont abordés. Actuellement, plusieurs salafistes tentent de se mobiliser sur le net contre une éventuelle loi sur le voile intégral. Mobilisation qui voit son prolongement sur le web 2.0 et notamment sur des réseaux sociaux tels que Facebook, qui recèle des dizaines de profils se revendiquant clairement de cette idéologie. Enfin, les nombreuses librairies dites musulmanes propagent en réalité l'idéologie salafiste. C'est le cas d'al-Tawhid à Lyon, qui diffuse la littérature des frères Ramadan et celle des penseurs fréristes, ou d'autres échoppes qui proposent, quant à elles, les ouvrages des idéologues saoudiens.
7. Le salafisme est-il compatible avec la République ?
Les salafistes sont contre la mixité, ils rejettent les minorités religieuses et sexuelles, encouragent le communautarisme, ne reconnaissent pas les valeurs de fraternité en dehors de l'oumma (la nation islamique) et refusent toutes les notions de liberté qui contredisent leur vision de l'islam. Les textes salafistes montrent l'étendue qui sépare cette idéologie totalitaire des principes républicains. Ainsi, le cheikh Otheimine, par exemple, appelle-t-il les femmes musulmanes à ne quitter leur domicile qu'en cas de nécessité et qu'avec «l'autorisation du mari ou du tuteur». Il précise : «La femme est libre chez elle, elle se rend dans toutes les pièces de la maison et travaille en accomplissant les tâches ménagères.» Et d'ajouter à leur intention : «Que ces femmes craignent Allah et délaissent les propagandes occidentales corruptrices!» Un autre cheikh, Salih bin Fawzan al-Fawzan, défenseur du voile intégral, affirmait dans l'une de ses fatwas que «le visage de la femme est une awrah (partie à dissimuler) et qu'il est obligatoire de le couvrir». Pour lui, «c'est la partie la plus forte en tentation». Et il en va de même pour d'autres principes fondamentaux qui forgent l'identité républicaine et laïque de la France. Le salafisme, par exemple, n'accepte pas la liberté de conscience. S'il cherche à endoctriner et à convertir des non-musulmans, il refuse catégoriquement qu'un musulman puisse renier l'islam pour une autre religion. L'auteur d'une telle apostasie doit être, selon eux, condamné à mort. De même que la liberté d'expression et d'opinion, la critique des dogmes et des religions est prohibée.
8. Le salafisme est-il violent ?
Les multiples courants salafistes représentent différents niveaux de dangerosité. Les djihadistes ou les takfiris prônent le djihad et donc les actions terroristes. Durant ces dernières années, plusieurs d'entre eux ont été arrêtés et condamnés dans des affaires «d'associations de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste».
Le courant objet de notre enquête se veut, lui, beaucoup plus réservé sur la question de la violence. Ces fondamentalistes missionnaires préfèrent généralement raffermir leur foi et considèrent parfois qu'étant donné les divergences qui existent entre les « théologiens » au sujet du djihad, il n'est pas permis de s'engager dans cette voie. Néanmoins, ils représentent un danger pour le vivre ensemble, et leur vision de l'islam est incompatible avec les règles d'une société laïque et démocratique. En effet, tous les salafistes, y compris ceux qui prétendent le contraire, rejettent la laïcité. Il ne peut y avoir, selon leurs idéologues, de séparation entre les Eglises et l'Etat puisque, pour eux, «l'islam est un englobant qui doit régir toute la vie du musulman». Idem pour la démocratie, qu'ils considèrent comme une mécréance dans la mesure où celle-ci consacre le principe de la souveraineté du peuple alors qu'ils estiment que «la souveraineté ne doit revenir qu'à Dieu et à Dieu seul».
Les Frères musulmans prétendent officiellement accepter ces deux valeurs. Le salafisme dit réformiste qu'ils incarnent prend part, en effet, au jeu démocratique lorsqu'il s'agit d'élections. C'est le cas des Frères musulmans égyptiens ou du Hamas palestinien. Cela étant dit, ils instrumentalisent la démocratie dans l'espoir de s'approprier le pouvoir et ne la considèrent certainement pas comme un système consacrant toutes les égalités et toutes les libertés.
9. Le voile est-il une obligation de l'islam ?
Au lendemain de la révolution iranienne en 1979, le voile est devenu, dans l'imaginaire collectif, le signe de l'oppression de la femme et notamment du militantisme politique. D'un point de vue théologique, les salafistes en font une véritable obsession, bien qu'il n'existe que deux versets coraniques qui évoquent, de manière peu explicite, le voile sans en déterminer sa forme exacte : «Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.» (sourate 33, verset 59) ; et «Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès.» (sourate 24, verset 31).
Pour les littéralistes, ces versets seraient « clairs » et exigeraient le port du voile voire du niqab, mais pour beaucoup de penseurs et de rationalistes musulmans, le port du voile n'est pas une obligation. Gamal al-Banna, frère du fondateur des Frères musulmans, pense, lui, que le voile n'est plus valable de nos jours étant donné que ces versets s'adressaient à des femmes qui vivaient à une période précise où, de Médine à Athènes, toutes les femmes étaient voilées. D'ailleurs, nombre de musulmanes, en Tunisie ou en Turquie, y compris de ferventes pratiquantes, ne le mettent que lors de l'accomplissement des prières ; d'autres, plus âgées, le portent par tradition ou par pudeur. Récemment, le cheikh d'al-Azhar, le grand institut de théologie du Caire, a déclaré que le port du voile intégral relevait d'une «tradition et non pas du culte». Le cheikh Khaled Bentounès, guide spirituel du soufisme maghrébin, a affirmé pour sa part qu'«on a fait du voile un instrument idéologique pour avoir un stéréotype de femme modèle», dénonçant ainsi cet uniforme de l'idéologie salafiste. En tout état de cause, le retour du voile, sous ses différents aspects, coïncide avec l'avènement du salafisme contemporain.
10. Une loi contre le voile intégral est-elle applicable?
La question est actuellement en débat. La commission d'enquête parlementaire rendra son avis en janvier 2010. Pour l'heure, de nombreuses associations et des personnalités de la société civile sont auditionnées par les députés. Il aurait sans doute été préférable de créer une véritable commission d'enquête pour mieux connaître l'idéologie salafiste et son ancrage dans la société française.
Dans le cas de la mise en place d'une loi, il faudrait réfléchir dès à présent à son application. Nous sommes là devant une situation sensiblement différente de celle qui avait prévalu durant la polémique sur le voile à l'école, puisque l'interdiction de cet autre « signe » de l'islamisme fut appliquée par les responsables des établissements scolaires. Le respect d'une mesure visant à interdire le voile intégral devra cette fois être assuré par la force publique, qui devra verbaliser ou emmener au poste les éventuelles récalcitrantes. Et il y en aura ! Il faudrait en outre avoir l'assurance que cette loi, si elle venait à être promulguée, s'appliquera également l'été, lorsque les femmes et les filles ainsi que les servantes des riches princes saoudiens ou qataris déambuleront sur les Champs-Elysées.
(SOURCE=LeFigaro)
samedi 31 octobre 2009
Islamisation de la France, il est déjà trop tard...
(SOURCE=LeNouvelliste)