Affichage des articles dont le libellé est démographie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est démographie. Afficher tous les articles

mardi 30 octobre 2012

200000 visas au profit des Algériens en 2012

Dans un entretien accordé au journal en ligne TSA, l’ambassadeur de France en Algérie, André Parrant, a reconnu que pour l’année 2012, pas moins de 200.000 visas auront été accordés aux Algériens candidats à l’immigration vers l’Union européenne.
Concernant la prochaine visite de François Hollande à Alger, le diplomate a expliqué que « l’objectif de cette visite n’est pas de réinventer la relation franco-algérienne, c’est de la renforcer, de lui donner un nouvel élan… ». Pour renforcer cette relation, l’ambassadeur français a indiqué la mise en place probable d’un partenariat qui « reflète le caractère exceptionnel de notre relation ». Comme augmenter le nombre de visas pour les candidats à l’immigration en direction de l’Union européenne, dont la France est la première et principale destination.
Selon l’ambassadeur, 200.000 visas devraient être délivrés d’ici la fin de l’année, un chiffre en nette progression par rapport aux deux dernières années. Les consulats généraux de France en Algérie ont délivré entre 138.000 et 165.000 visas entre 2010 et 2011.
Désormais, plus de 80 % des demandes connaissent une issue favorable. André Parrant a précisé que la circulation entre la France et l’Algérie doit être facilitée dans les deux sens. Gageons que ce ne sera dans un seul sens que cette circulation aura lieu…

lundi 18 avril 2011

Michèle Tribalat : l’immigration est une fausse solution contre le vieillissement

Faut-il faire venir plus de jeunes travailleurs pour payer les retraites des baby-boomeurs ? Selon la démographe de l’INED, Michèle Tribalat, l’amélioration du taux d’emploi des jeunes et des seniors et une ambitieuse politique nataliste seraient autrement plus efficaces pour limiter les effets du déclin de la population française. Une interview de Marianne2.
Marianne : L’Europe vieillit. L’immigration est-elle, selon vous, la solution aux conséquences négatives de ce vieillissement ?
Michèle Tribalat :
Le vieillissement tient à trois causes : les baby-boomeurs ont pris de l’âge, certains pays européens connaissent une fécondité très basse et l’espérance de vie augmente. Afin de renflouer le milieu de la pyramide des âges, on peut envisager l’arrivée d’immigrants. Mais ces derniers vieillissent aussi. S’il s’agit d’équilibrer les finances publiques, il ne faut pas attendre de l’immigration un effet miraculeux. La qualification des entrants est déterminante, comme en attestent les études réalisées notamment aux Etats-Unis, où les taux d’emploi des immigrés sont relativement élevés. Pour « digérer » les accidents de la pyramide des âges, à long terme, rien ne peut remplacer une politique accueillante en direction des familles, ne serait-ce que pour que le nombre d’enfants effectif atteigne le nombre d’enfants désiré.

Pour la France, dont la natalité est supérieure à la moyenne européenne, quelle est l’utilité de l’immigration d’un point de vue démographique ?
M.T. :
Le recours à une immigration massive en France éviterait, dit-on, un recul de la population. Or, ce recul n’est pas nécessairement une catastrophe. Quand le vieillissement est lié à une natalité insuffisante, comme en Allemagne, il est inquiétant. Dans le cadre d’une natalité relativement dynamique comme celle de la France, la disparition des baby-boomeurs « arrivés à échéance » aurait plutôt un effet positif.

Cela dit, l’immigration peut-elle effectivement aider à financer les retraites des personnes âgées, en nombre croissant ?
M.T. : Tout dépend des taux d’emploi. Si les taux d’emploi demeurent en France à un niveau relativement faible, notamment en début et en fin de vie active, l’immigration aura un faible impact sur le rapport de soutien réel (soit le rapport entre ceux qui travaillent effectivement et ceux qui ne travaillent pas). Des simulations simples, réalisées à partir des projections démographiques de l’Insee d’ici à 2050, montrent que ce rapport passerait de 0,93 en 2009 à 0,69 en 2050 en l’absence de migrations, contre 0,70 avec un solde migratoire de 150.000 individus par an. Soit un bien faible impact ! En revanche, même sans nouvelle immigration, si les taux d’emploi s’améliorent au point de rejoindre ceux du Danemark en 2050 (et pas ceux des immigrés au Danemark qui sont bas, comme en France), le rapport de soutien réel remonterait à 0,90 en 2050 (après une chute à 0,85 vers 2040). Sous les mêmes hypothèses (taux d’emploi équivalents à ceux des Danois pour tout le monde), il suffirait d’un solde migratoire annuel limité à 50.000 sur l’ensemble de la période, apportant une amélioration du rapport de soutien réel de 0,02 point, pour que la situation soit en 2050 équivalente à celle de 2009. Le véritable levier, à savoir l’action sur les taux d’emploi, devrait être l’obsession des politiques.

Quels peuvent être les effets négatifs de l’accueil de migrants en France ?
M.T. : Tout d’abord, on parle aujourd’hui d’immigration à venir comme si nous étions en « eaux basses ». Or, tel n’est pas le cas. Le taux d’accroissement de la proportion d’immigrés (proportion qui atteint près de 8,5 % en 2008) est, dans les années récentes, le même que celui observé sur la période 1968-1975 (+1,6 % par an). Quoi qu’il en soit, il faut essayer de se défaire de l’idée selon laquelle l’immigration, sans autre précision, aurait des effets forcément bénéfiques ou forcément négatifs. Tout dépend de son nombre, de sa composition, notamment des qualifications, des attentes et exigences posées par la société d’accueil, de la capacité d’effort de cette dernière (logement, éducation…) et des dynamiques d’implantation locales. Certains quartiers sont désormais évités par une population qui, formées de natifs et d’immigrés, choisit de s’installer très loin des centres-villes. Les concentrations ethniques, qui résultent de ces évitements, constituent un problème difficile à résoudre. Avant de présenter l’immigration massive comme la solution miracle pour un continent en déclin démographique, il faut prendre en compte toute la réalité. Sinon, l’impact bénéfique de l’immigration restera une idée simple et trompeuse avancée afin de masquer l’absence de levier réel pour agir sur la politique migratoire, désormais fondée sur des droits et principalement du ressort de l’Union européenne.

jeudi 3 mars 2011

Immigration: piqûre de rappel

Plus que jamais d’actualité et qui ne laisse rien présager de bon pour l’avenir de notre patrie Lisez le fichier PPS en bas de page…
Plus personne ne peut le nier: si rien n’est fait pour maîtriser la substitution de population en cours, si les Français continuent de mener la politique de l’autruche face à l’invasion, la France sera un pays à majorité arabo-africaine et musulmane avant le milieu du présent siècle. Le Liban et le Kosovo préfigurent ce que sera cette France-là, celle de nos enfants.

Parmi les immigrés, 5 millions sont musulmans et la fécondité de leurs femmes est deux fois plus élevée que celle des femmes françaises autochtones : 4,07 enfants par femme africaine, 3,35 par femme turque, 3,29 par femme maghrébine. Plus inquiétant, la baisse relative enregistrée sur le long terme a cessé depuis une décennie, signe que l’intégration, dont la chute de la fécondité était l’un des indices, fonctionne désormais moins bien. Si ces comportements restent stables, les immigrés pourraient représenter, en 2030, 24% de la population totale (15,7 millions), mais 42% des naissances (273 000), la barre des 50% étant dépassée dés 2040.

( Hervé COUTAU-BEGARIE, « 2030, la fin de la mondialisation ? » édition Tempora, 2009.)

Bonus PPS: insee_ parad

jeudi 20 janvier 2011

Démographie « française » et immigration

Dans l’entreprise de sidération des esprits à laquelle se livre la médiacratie au pouvoir, l’annonce rituelle et annuelle des « bons chiffres de la démographie française » fait figure d’exercice incontournable. Rebelote donc  cette année avec les commentaires enthousiastes sur « l’exception française » dans  ce domaine, le passage de la population française au dessus de la barre symbolique des 65 millions (358 000 personnes de plus qu’en 2009). Et ce,   malgré « la crise économique, les 200 000 IVG pratiquées chaque année,   l’absence d’une réelle politique nataliste et de soutien aux familles françaises…un vrai miracle ?
Le quotidien La Croix, à l’instar de ses confrères, note qu’une « bonne fée (sic) semble s’être penchée sur (les)  berceaux (de notre pays) ». « Alors que le  Vieux Continent  est touché par le recul des naissances (1,6 enfant par femme en moyenne), la France affiche une fécondité exceptionnelle : 2,01 enfants par femme, un record depuis la fin du  baby-boom, au milieu des années 1970. En 2010, 828 000 bébés sont nés sur le territoire, dont 797 000 en métropole. La France se rapproche ainsi de l’Irlande, l’autre championne de la natalité, qui atteignait une moyenne de 2,07 enfants par femme en 2009. »

 « Le pays a gagné 10 millions d’habitants en trente ans » que l’on doit certes à l’allongement de la durée de la vie, mais aussi et surtout au solde positif des naissances rapporte l’Insee. Lequel  pointe également  l’augmentation très sensible de «  l’âge moyen à l’accouchement en France (qui) a ainsi atteint pour la première fois 30 ans en 2010 », celle de «  la part des naissances hors mariage : 54,8 % en 2010 contre 53,7 % en 2009 et 43,6 % il y a dix ans ».  Quant au  «  nombre de pactes civils de solidarité (pacs), il  se rapproche de celui des mariages. L’an dernier, 195 000 pacs ont été signés, tandis que 249 000 mariages ont été célébrés (contre 251 478 il y a deux ans) ».

 C’est à croire que tous les faiseurs d’opinion se sont donnés le mot, chacun a pu remarquer que pas une seule fois le mot « immigration » n’a été prononcé dans le décryptage journalistique des chiffres de l’INSEE, Le Figaro illustrant significativement   en « une » cette étude  par six  photos de  bébés blancs comme neige…

 A rebours du discours dominant, ce maintien de la démographie française dans les hautes eaux de l’Union européenne s’explique principalement par une colonisation de peuplement non européenne.  Les tendances dégagées par l’étude  du  démographe Philippe Bourcier de Carbon publiée en  2004 restent vraies. Il expliquait ainsi à titre d’exemple,     que si   la population née étrangère de nationalité africaine ou turque  était estimée à   3,7 millions il y a sept ans, soit 6 % de la population,  celle-ci   fournirait de l’ordre de 96 000 naissances en métropole, soit 13 % des naissances métropolitaines totales.

A la même date,  la population née d’au moins un parent étranger de nationalité africaine ou turque,  était selon ses calculs  de plus de 4 millions, soit 7 % de la population et  près de 14 % des naissances ;   la population des ménages immigrés originaires d’Afrique et de Turquie  de 5 millions environ, soit 9 % de la population, près de 16 % des naissances .Aussi,  cette population  pourrait approcher, en 2030, 9,6 millions, soit 15 % de la population métropolitaine totale et donner le jour à 200 000 enfants, soit 30 % des naissances métropolitaines. A cela deux causes principales expliquait M.  Bourcier de Carbon : l’accélération des flux migratoires  et  le maintien  d’un taux de fécondité élevé pour les femmes étrangères musulmanes arrivées en France.

En décembre dernier, nous rapportions sur notre blog  les propos de la démographe Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’Institut national des études démographiques (Ined) au sujet des flux migratoires qui relevait « entre 1982 et 2006 » une augmentation, de 25% de ceux-ci, «  presque entièrement sur la dernière période ». «  L’indicateur de fécondité (des immigrés), qui est passé de 1,66 en 1993 à 2,0 aujourd’hui, d’après les chiffres publiés par l’Insee, s’est accru de 20 % »… 

Et Mme Tribalat d’ajouter que  « la vérité » consiste à dire «  que l’on a renoué, depuis le milieu des années 1990, avec un régime migratoire qui, en termes quantitatifs, a plus à voir avec le pic 1968-75 qu’avec les années précédentes. Entre 1999 et 2005, le nombre d’immigrés d’Algérie au augmenté de 105 000 personnes, soit un accroissement de 18 %. 

Immigration  qui ne saurait être de toute façon la  recette miracle du redressement démographique indiquait  Bruno Gollnisch lors de son  intervention à l’occasion du dernier  colloque de Conseil scientifique du FN sur « les retraites ».  

Il s’appuyait notamment  sur les analyses   du dernier ouvrage de Mme Tribalat, laquelle démontrait  que l’immigration ne peut gommer les déséquilibres de la pyramide des âges…à moins que ladite immigration soit torrentielle et perpétuelle. Mais peut-on alors encore parler dans ces conditions de « démographie Française » …et de « France » tout court?

(SOURCE=gollnisch)

dimanche 16 mai 2010

Michèle Tribalat : Un autre regard sur l'immigration


Ceux qui comptent sur l'immigration pour contrer le vieillissement de la population, pour combler les déficits publics et pour garantir la croissance économique feraient mieux d'y regarder à deux fois. La démographe française Michèle Tribalat ébranle quelques certitudes à propos de l'immigration.

Cela paraît simple et semble même tomber sous le sens. Puisque nous ne faisons plus assez d'enfants et que la population des pays occidentaux vieillit rapidement, il n'y aurait qu'à ouvrir les portes à l'immigration. Combien de fois n'avons-nous pas entendu ce raisonnement dans les médias? Pourtant, rien n'est moins évident, explique Michèle Tribalat. En se fondant sur des projections de l'ONU, la démographe française explique que, pour stopper le vieillissement, la France devrait accueillir 1,3 million d'immigrants chaque année jusqu'en 2025. Puis, il en faudrait pas moins de 2,4 millions par an entre 2025 et 2050. Des chiffres insupportables pour n'importe quel pays.

Empêcheuse de tourner en rond

«Cela n'empêche pas les chroniqueurs et les éditorialistes de parler régulièrement de l'importance de l'immigration pour contrer le vieillissement de la population, dit Michèle Tribalat. Certains mythes ont la vie dure. Pourtant, celui-là a été démonté mille fois.» Ce n'est là qu'une des certitudes que la démographe s'amuse à déboulonner dans son dernier livre, Les Yeux grands fermés, l'immigration en France (Denoël).

Directrice de recherche à l'Institut national d'études démographiques, Michèle Tribalat a participé aux travaux du Haut Comité à l'intégration (HCI). Partout, elle s'est fait la réputation sulfureuse d'une empêcheuse de tourner en rond. «En France, on fait très peu d'enquêtes sur autre chose que la diversité et les discriminations, dit-elle. À deux reprises, j'ai fait des estimations de l'importance démographique des populations d'origine étrangère étalées sur trois générations et j'ai fait un calcul pour estimer ce qui se serait passé sans l'immigration. On m'a aussitôt rangée dans les camps des supporteurs de Le Pen.»

Par peur d'alimenter un racisme qui serait latent, on éviterait certaines enquêtes, dit-elle. On préférerait n'enquêter que sur les discriminations subies par les immigrants sans jamais s'intéresser au phénomène pourtant observable de la constitution de ghettos. Quitte à déranger, Michèle Tribalat prêche pour que l'on étudie toutes les facettes de l'immigration et reprend à son compte ces mots de l'écrivain George Orwell: «L'abandon des illusions suppose la publication des faits, et les faits peuvent être désagréables.»

Un déficit démocratique

Michèle Tribalat, qui habite dans un des quartiers les plus colorés de Paris, le XXe arrondissement, brosse un tableau sombre de l'immigration en France. Aujourd'hui, contrairement au Canada, l'essentiel de l'immigration en France n'est pas lié au marché du travail. Elle est due à la réunification familiale, aux mariages avec des étrangers, aux réfugiés, aux étudiants ou aux régularisations d'immigrants illégaux. Or, cette immigration est essentiellement fondée sur des droits et relève de l'Union européenne depuis le traité de Lisbonne. Résultat, dit Mme Tribalat, le contrôle des flux migratoires est devenu pratiquement impossible.

«L'immigration en France et dans beaucoup de pays européens fonctionne sur des droits acquis, dit-elle. Pour entrer en France, il faut faire valoir un droit. Pour contrôler les flux, les pays essaient donc de réduire les conditions d'exercice de ces droits. Un gouvernement qui voudrait, par exemple, réduire de moitié l'immigration ne le pourrait pas, sauf à enfreindre les droits. Le Danemark a essayé en obligeant ceux qui accueillent un parent à prouver qu'ils gagnent 20 % de plus que le salaire minimum. Mais il vient de se faire condamner par la Cour européenne qui a rejeté ce seuil considéré comme arbitraire.»

Selon la démographe, La France n'a plus guère de prise réelle sur ses flux migratoires, le traité de Lisbonne ne lui accordant de compétence que sur la migration économique, par ailleurs pratiquement inexistante. «Cela crée un problème démocratique dans la mesure où personne n'a expliqué aux Français que l'immigration ne dépendait plus d'eux. La responsabilité démocratique ne peut plus s'exercer, les citoyens n'ayant aucun moyen de congédier les politiques ou d'en choisir d'autres pour faire une autre politique.»

L'effet sur les salaires

Ces problèmes sont accentués par le fait que les pays européens (contrairement au Canada) accueillent des immigrants souvent peu qualifiés. Des études américaines et britanniques ont montré que ce type de migration joue à la baisse sur les salaires des plus pauvres, dit Mme Tribalat. «Au Canada, vous n'acceptez que des immigrants qui ont de bons revenus ou des qualifications. Pour vous, l'effet sur les salaires est probablement positif puisqu'il permet de tirer vers le bas les plus hauts salaires et d'éviter les écarts trop grands. Cette immigration n'a probablement pas non plus d'effets négatifs sur les finances publiques. Les populations peu qualifiées qui immigrent en Europe ont un effet à la baisse sur les bas salaires. Ce qui accroît les inégalités.»

Mme Tribalat en a contre le discours unique que l'on entend sur l'immigration. Celle-ci ne peut se résumer à un simple calcul économique, dit-elle. Il faut prendre en compte les problèmes d'intégration. Il y a en France, dit-elle, des banlieues, comme La Courneuve et Clichy-sous-Bois, qui sont désertées par ceux que l'on n'ose plus appeler les «Français de souche», où trois enfants sur quatre sont d'origine étrangère et où les populations n'ont souvent pas besoin de parler français dans la vie quotidienne.

Comment expliquer ce discours unique? Entre autres choses, par le fait que les partis sociaux-démocrates ont changé de clientèle. «Ce n'est plus le petit ouvrier blanc qui les intéresse, dit Mme Tribalat. C'est le peuple martyr. La grande cause aujourd'hui, c'est la cause des sans-papiers. C'est une transformation incroyable. Ce n'est pas le peuple d'ici qui intéresse la gauche, c'est celui qui vient d'ailleurs.»

Mme Tribalat voit se dessiner une curieuse alliance entre cette nouvelle gauche et le patronat qui s'entendent pour abattre les frontières et favoriser la liberté de circulation. «À l'époque où les marchandises et les idées circulent si facilement, on trouve rétrogrades ceux qui veulent préserver leur marché du travail. On veut égaliser les conditions de travail à l'échelle de la planète. Pourtant, les hommes politiques sont élus par les citoyens d'un pays particulier dont ils sont censés défendre les intérêts.»

Les accommodements sans fin


Michèle Tribalat a lu le rapport de la Commission Bouchard-Taylor. Elle y a retrouvé le même soupçon permanent de racisme qui pèse aussi en France sur ceux qui osent s'interroger sur les bienfaits de l'immigration. Rappelons-nous les comparaisons avec Jean-Marie Le Pen auxquelles a eu droit Mario Dumont pour avoir simplement évoqué un gel des quotas d'immigration.

«Il y aurait un racisme latent qui n'attendrait que l'occasion pour se manifester en fonction des informations qu'on lui donne, dit-elle. Si la population pense que l'immigration est un désastre, il faudrait donc lui prouver à tout prix que c'est formidable. Autrement, on risquerait de remuer ce qu'il y a de plus vilain dans le petit peuple. Résultat: quantité d'études ne sont pas faites pour ne pas donner de grain à moudre au Front national.»

Selon Michèle Tribalat, l'idéologie des «accommodements raisonnables» consiste à examiner les problèmes par le petit bout de la lorgnette. «C'est une approche qui manque de profondeur de vue. On prend les choses une par une et l'on se dit: "pourquoi pas si ça ne nous gêne pas?". Mais quand ça devient un système et que l'accommodement devient une obligation légale, c'est le début d'un processus interminable. Dans les lycées, ça commence par une demande de viande halal, ensuite de couverts et de tables séparés, puis c'est les piscines, et l'on n'en finit plus. Si le rapport Bouchard-Taylor annonce ce qui s'en vient en France, je trouve ça drôlement inquiétant.»

(Source=ledevoir.com)

mercredi 3 juin 2009

L’Europe aux prises avec l’immigration de masse

Emmanuel Garessus
L’Europe est pour la première fois de son histoire un continent de migrants. 40 millions sont nés dans un autre pays. Plus de 10% du total. L’effet de taille compte énormément, écrit Christopher Caldwell, éditorialiste au «Financial Times»*
Article complet à lire SOURCE

vendredi 1 mai 2009

L'immigration noire africaine : un phénomène qui s'amplifie

L’Institut de géopolitique des populations a consacré son colloque du 23 avril 2009 à « L’Afrique en Europe : causes, conséquences, perspectives ».
La situation migratoire française se caractérise ainsi : l’immigration maghrébine se poursuit, l’immigration chinoise commence, l’immigration noire africaine s’amplifie.

Comme le montrent les difficultés scolaires, les violences de bandes dans les transports et les cités, sans même parler de la persistance de la polygamie et de l’excision, l’intégration des populations noires africaines se fait mal.

L’immigration maghrébine reste en 2007 la première immigration : elle constitue le tiers des 180.736 titres de séjour délivrés. Pour près des trois quarts (72%), ces droits au séjour sont accordés au titre de l’immigration nuptiale ou familiale.

Or, loin de mieux s’intégrer au fur et à mesure que la durée de sa présence s’accroît, cette immigration maghrébine se rapproche, au contraire, et de plus en plus, de sa culture d’origine ; et ses revendications communautaires se multiplient : constructions de mosquées, exigences de repas hallal, pratique de plus en plus impérative du Ramadan, demandes de cimetières confessionnels...

lire l’intégralité de cette Article sur Polemia

 
nationalisme extrême droite France racisme immigration intégration gaulois blog opinion analyse infos tradition catholique gaulois autochtone fierté racaille Maghreb Afrique islam intégrisme burqua voile pays société politique culture sacrée le pen nationaliste fn coq folklore nation identité français de souche banlieue France libre porc sanglier chrétien patrimoine patriote chauvin autonomiste gaucho bobo écolo france sacré église france sacrée islamisation vive la France, populisme nationalisme chauvinisme royaliste royalisme euro scepticisme civilisation race protectionnisme conservatisme anti mondialiste combat identitaire ordre territoire nègre terre christ chrétien patriotisme bougnoule religion tradition France région Breton Occitan Celte coutume ethnie ethnique guerre race origine francophone peuple voile islamique réinformation re-information pays libre fierté christ église occitan infos actualité halal campagne village paysans francophobie gallophobie peuple insécurité immigration vérité valeurs françaises sale arabe discrimination culture bible protectionnisme français de souche tricolore traditionaliste folklore blanc