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samedi 30 janvier 2010

Thuram : 20 000 € pour une conférence

Les refus de Thuram

Adrien Zeller (président du Conseil régional d’Alsace) avait invité l’ex-footballeur Lilian Thuram, 142 sélections en équipe de France, membre du Haut-Conseil à l’intégration, connu pour ses engagements contre le racisme, à venir témoigner face à des lycéens, pour la clôture du Mois de l’Autre. [sic]

Thuram a répondu avec un tarif : 20 000 € pour une intervention d’une heure et demie. La Région a fait une nouvelle tentative en expliquant le sens de la démarche qu’elle mène auprès des jeunes, avec le rectorat, en faveur de la tolérance (…)

“On ne vit pas dans le même monde” a soupiré Zeller.

Vers une France multiraciale, mais post-culturelle ?

mercredi 21 octobre 2009

CORSE : 8% d’étrangers

Dans une communication destinée à informer le public sur l’étendue du problème et la nécessité pour la France de maitriser les flux migratoires, le cabinet d’Eric BESSON nous indique les chiffres noirs, forcément, de l’immigration avec un quasi-record pour l’île de beauté.
Il convient en préalable de préciser que ladite note est rédigée par le service statistique « Immigration » de l’INSEE (aussi appelé « SSM Immigration », le doublement du S est fort judicieux en terme d’impact et de communication), et donc par le département des statistiques, des études et de la documentation (DSED) au ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire ; en outre, cette note tombe à pic quelques jours après l’évacuation de la jungle de calais et la polémique sur la reconduction des Afghans dans leur pays.

Selon la rédactrice de la note "Au 1er janvier 2006, l’INSEE estime à 3,5 millions le nombre d’étrangers résidant en France métropolitaine. Ils représentent alors 5,7 % de la population. Deux étrangers sur cinq sont originaires du Portugal, d’Algérie ou du Maroc ce qui porte la population des ressortissants d’un pays de l’Union européenne à 25 à 1,2 million et celle des ressortissants d’un des trois pays du Maghreb à 1,1 million. Les étrangers sont un peu plus jeunes que les Français : ils ont en moyenne 38,9 ans. Les régions Île-de-France, Rhône-Alpes et Provence Côte-d’Azur restent celles qui abritent le plus d’étrangers : elles en regroupent 60 %".

Pour aller plus loin en reprenant les "vrais" chiffres de l’INSEE, et pour simplifier, sur 61.400.000 de français, 89,9% sont des français de souche, 4,3% sont des français par acquisition de la nationalité (le double de 1946) et 5,8% sont des étrangers (ils représentaient 6% de la population française en 1926, par exemple, ou encore 6,6% en 1936 et 6,5% en 1975) ; on comprend mieux toute l’étendue du problème sans s’en tenir donc au constat du Ministère selon lequel "entre le recensement de 1946 et celui de 1982, cette proportion a augmenté régulièrement pour atteindre 6,8 %, puis a baissé dans les années suivantes", lequel Ministère qui en vient donc à dire, ce qui ne sera évidemment pas accepté par les électeurs de droite à n’en pas douter, que les législations socialistes sur le "droit du sol" ont contribué à la baisse du taux d’immigration et pire que tout que cela a recommencé à grimper une fois que Nicolas SARKOZY fut nommé Ministre de l’intérieur (5,6% en 1999, 5,7 en 2005 et 5,8% en 2006) !
En vérité la seule chose qui baisse quasi-continuellement selon les chiffres de la statistique d’Etat c’est la part des français de naissance alors même que la population elle s’accroit perpétuellement.

Pour ce qui nous intéresse particulièrement, la Corse et sa population d’immigrés, le pourcentage de personnes n’ayant pas la nationalité française dans l’île s’élève à un peu moins de 8% au 1er janvier 2006, soit la deuxième région française au plus haut taux derrière l’Ile-de-France (autre espace insulaire de France métropolitaine diront certain) dans lequel la population immigrée dépasse d’un peu les 12,5%.
L’origine des populations immigrées n’est malheureusement pas ventilée pour notre seule région, il convient de considérer, à notre sens, que la provenance des immigrés dans l’île de beauté est similaire, à celle de l’ensemble des régions française, mais varie profondément suivant l’origine "géographique" ("ethnique" traduit en langage bien pensant) avec dans les premiers en terme de volume de présence les ressortissants des pays du Maghreb et* les européens (Italie et Portugal essentiellement même si la main d’œuvre des pays de l’Est est fort appréciée de certaines entreprises insulaires).

SOURCE (CorsicaNews)

dimanche 18 octobre 2009

L'Islamisation en Europe inquiète

Un essai du journaliste britannique Christopher Caldwell, insistant sur les lacunes de l'intégration des populations musulmanes en Europe, a suscité un vif débat aux Etats-Unis.
Depuis le 11 Septembre, le thème de l'islamisation progressive de l'Europe préoccupe l'Amérique. Les libéraux utilisent les difficultés des pouvoirs européens à gérer l'intégration des populations immigrées musulmanes pour souligner les failles béantes du modèle d'intégration français.

Les républicains vont puiser dans cette problématique pour mettre en garde contre un trop grand laxisme vis-à-vis des tentations radicales de l'islam. Cet intérêt qui traverse toutes les familles politiques explique sans doute le débat acharné que suscite le livre à peine sorti du journaliste britannique Christopher Caldwell sur l'Europe et ses musulmans. Cet éditorialiste du Weekly Standard signe un essai (*) aussi brillant que controversé pour affirmer que les populations musulmanes font peser un défi culturel et démographique majeur sur le continent européen car elles pourraient en changer «la nature». Il se situe dans la même lignée culturaliste que Samuel Huntington, pariant sur un choc possible de civilisations et sur l'idée que l'islam n'est pas soluble dans la démocratie et la modernité. «Un essai dangereux car il ne donne que la moitié (négative) du tableau de l'islam en Europe» , affirme Justin Vaïsse qui lui a récemment donné la réplique lors d'un débat animé à l'Hudson Institute.

(*) « Reflections on the Revolution In Europe : Immigration, Islam, and the West » (2009).

(SOURCE= LeFIGARO)

vendredi 10 juillet 2009

Chiffres de l’immigration du travail en France


Pour une fois parlons de l’immigration LEGALE et de son profil parmi les actifs.

En France, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) définit l’immigré comme une personne de nationalité étrangère à la naissance, née dans un pays étranger.

On trouve dans le pays un peu plus de 5 millions d’immigrés, soit 7,5 % de la population. Ce ratio est stable depuis 1975. 2,8 millions de cette population est active (en emploi ou au chômage) soit 8,6 % du total des actifs. Les générations d’immigrés sont de plus en plus qualifiées.

Le taux d’emploi des femmes immigrées âgées de 15 à 64 ans est passé de 35% en 1990 à 47% en 2007. Le taux de chômage des immigrés est le double de celui des non immigrés. Un quart des immigrés actifs est diplômé de l’enseignement supérieur. Les immigrés, comme le reste de la population, travaillent de moins en moins dans l’industrie et de plus en plus dans les services.

Et les Africains dans tout cela ?

40% des immigrés viennent d’Afrique contre 45% d’Europe et 12% d’Asie.

En 2007, le Maroc et l’Algérie occupent le peloton de tête avec respectivement 264 000 et 241 000 actifs avec emploi, puis vient la Tunisie avec 95 000 et enfin l’Afrique sub-saharienne avec 280 000. Au niveau des créations d’entreprise, les immigrés d’origine tunisienne sont loin devant avec 11% de créateurs contre 6,5 % en moyenne pour l’Algérie et le Maroc et 4% pour l’Afrique subsaharienne.

Cependant au niveau des cadres et professions intellectuelles supérieures, il existe une homogénéité à 10% quelle que soit la région d’origine.

Les professions « employés » et « ouvriers » se taillent la part du lion avec 60 à 70% des travailleurs immigrés africains.

Il ressort des études de l’Insee qu’à situation sociale équivalente, l’immigré s’en sort aussi bien que le non-immigré.

(Source= Insee )

jeudi 9 juillet 2009

Aide à l'Afrique: 1,5 Md€ d'ici à 2011

Le président français Nicolas Sarkozy a assuré hier que la France tiendrait ses engagements d'aide à l'Afrique malgré la crise économique et a ajouté que la France verserait 1,5 milliard d'euros d'ici 2011 pour l'aide alimentaires aux pays pauvres.

(Source= Le Figaro )

mardi 7 juillet 2009

Commercialisation de viandes : Quand la France laïque se met au halal

Ils raffolent du halal, transfèrent en général des fonds vers leurs pays d’origine en rêvant de services bancaires plus étoffés, téléphonent à la famille restée là-bas et adorent les cosmétiques. L’immigré devient un bon client.
Le concept ‘marketing ethnique’ progresse. L’un des spécialistes du domaine en France, Solis, vient de sortir une première étude média-marché auprès des populations originaires du Maghreb, d’Afrique subsaharienne et des départements d’Outre-mer vivant en Ile-de-France, soit près de 20 % des habitants de cette région. Les résultats confirment certaines thèses concernant la diversité ethnique de la France et le retard des grandes surfaces, des banques et des opérateurs de téléphonie vis-à-vis d’une population consommatrice à souhait.

Ainsi, 93 % des Maghrébins consomment des produits halal (viandes, charcuterie, plats cuisinés) contre 55 % des Subsahariens. Ce marché, qui enregistre régulièrement une croissance à deux chiffres, générera, selon les estimations de Solis, un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros en 2009. La projection concerne les dépenses des ménages et ne prend pas en compte la consommation en restauration hors domicile, du type sandwicheries, restaurants, collectivités.

Selon l’enquête, le circuit de distribution des produits halal ne se limite plus aux commerces traditionnels, mais concerne aujourd’hui les réseaux Gms (Grandes et moyennes surfaces). Les hypermarchés se le sont appropriés, avec des offres de produits halal élaborés pour partie par les plus grands groupes agroalimentaires français. Reste à affiner l’offre pour satisfaire la demande en produits plus élaborés (charcuterie, plats cuisinés, petits pots pour bébé), élargir les gammes (allégé en matières grasses, bio) et, in fine, la qualité des produits.

Autre sujet abordé par l’enquête, celui du transfert de fonds. Quelque 54,9 % des Nord-Africains transfèrent des fonds vers leurs pays d’origine, contre 66,9 % des Subsahariens. Même motivation chez les uns et chez les autres (aide à la famille) et même prépondérance des circuits informels (amis, parents) sur une offre bancaire qui se développe à toute vitesse. Au-delà du transfert d’argent, l’immigré nourrit une attente spécifique en matière de services bancaires (financement immobilier, épargne, investissement dans des produits financiers).

Autre fait qui ne manquera pas d’attirer l’attention des départements marketing des compagnies télécoms, le fait que près de 90 % des interviewés, Maghreb et Afrique subsaharienne confondus, confessent passer des appels téléphoniques, avec une fréquence hebdomadaire pour la moitié d’entre eux. La carte prépayée et la téléboutique restent les deux principaux moyens utilisés pour appeler à moindre coût. Là aussi, comme en ce qui concerne les banques, l’auteur de l’enquête note que les offres des grands opérateurs de téléphonie restent incomplètes.

En outre, l’enquête révèle que 65,5 % des originaires des Dom achètent des produits cosmétiques spécifiques, liés à la couleur de leur peau ou à la nature de leur cheveux. Une proportion moindre (59,8 %) chez les Subsahariens. Le montant moyen de ces dépenses atteint 33 euros par acheteur, réalisées en grande partie dans le circuit des petits commerces afro-caribéens, loin devant les grandes surfaces, les pharmacies et parapharmacies.

Solis constate la diversité ethnique de la population française, dont un habitant sur dix est originaire hors d’Europe (Afrique, Dom, Turquie.. ). Pour la première fois, en 2009, les secondes générations des populations issues de l’immigration, nées en France, sont plus nombreuses que les primo-arrivants. L’arrivée de la Diversity baby-boomers (générations nées en France dans les années 80 et 90) devrait forcer les marketeurs à revoir leur copie beaucoup plus vite qu’ils ne le pensent.

(Source= Walf )

lundi 6 juillet 2009

Les incidents se multiplient en banlieue

Ca devait être une fête. Ça s'est terminé en violences." Devant les restes de la kermesse, au coeur du quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne), Maiza Farida ne cachait pas sa tristesse et sa colère, peu avant minuit, dimanche 28 juin. "Il y avait 400 personnes, des vieux, des enfants. Les policiers ont fait un contrôle, ils ont été pris à partie et se sont mis à tirer des grenades lacrymogènes. Ça a été la panique", raconte cette élue municipale. Selon plusieurs témoins, les CRS ont tiré de très nombreuses grenades lacrymogènes en direction de la foule. "Les jeunes étaient vers le haut. Nous, on était sur la place. Mais c'est vers nous qu'ils ont tiré", explique une mère de famille, qui a rempli un "grand sac poubelle" avec les restes des grenades.

"Ce tranquille espace de convivialité s'est transformé en dix minutes en scène de guerre", note un autre témoin, Jacques Picard, représentant des Verts à Corbeil, en dénonçant la "présence permanente et obsédante" de la police. De son côté, une source policière évoque une interpellation qui se serait mal passée, puis l'attaque des fonctionnaires par 50 à 60 jeunes, justifiant une riposte "défensive". C'est dans ce quartier que deux CRS avaient été grièvement blessés après avoir été agressés par une vingtaine de personnes en septembre 2006.

Depuis avril, la cité a connu au moins cinq week-ends de violences avec caillassages des forces de l'ordre. Y compris samedi 27 juin, où des policiers et des pompiers ont été victimes de jets de projectiles. "Les tensions sont permanentes. Avant, c'était la nuit ou le week-end. Maintenant, c'est tous les jours, même l'après-midi", ajoute Maiza Farida. Pour dénoncer des méthodes policières qualifiées d'"agressives", les habitants ont improvisé une marche de protestation vers le commissariat. Entre 200 et 400 personnes ont participé au rassemblement, sans incident.

"C'est la première fois, en quinze ans, que je vois une telle mobilisation", note Bruno Piriou, conseiller général (PCF) du secteur. Ces violences interviennent dans un contexte local très délicat. D'abord parce que la mairie de Corbeil-Essonnes va être gérée pendant l'été - traditionnellement difficile dans cette commune - par une délégation spéciale du préfet chargée de remplacer le maire sortant, Serge Dassault, déclaré inéligible, avant l'élection d'un nouveau maire en septembre.

Ensuite parce que la ville expérimente, depuis quelques semaines, la mise en place, voulue par le ministère de l'intérieur, des unités territoriales de quartier (UTEQ), censées rapprocher habitants et policiers. Comme à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), qui connaît un regain de tensions depuis deux mois, ou à Mantes-la-Jolie (Yvelines), où une centaine de jeunes s'en sont pris aux forces de l'ordre samedi 27 juin, ces nouvelles UTEQ provoquent de vives tensions.

DES GROUPES TRÈS ORGANISÉS

Des incidents ont également eu lieu pendant le week-end dans des quartiers sensibles de Vauréal (Val-d'Oise), où une trentaine de jeunes ont caillassé des gendarmes après une interpellation, et de Limoges, où des affrontements ont opposé policiers et jeunes après une décision de justice.

Mais les violences les plus graves ont été signalées, samedi 27 juin, à Temblay-en-France (Seine-Saint-Denis) où des dizaines d'assaillants ont attaqué les forces de l'ordre. Utilisant des "mortiers" de feux d'artifice, ces groupes ont visé les fonctionnaires par des tirs tendus. "Il y a peut-être eu une centaine de tirs. En prévision du 14 juillet (où les affrontements de ce type sont fréquents), certains ont constitué des stocks de mortiers", explique une source locale.

"Même s'ils sont interdits à la vente, ça n'est pas très compliqué de s'en procurer. Pour 25 euros, ils achètent deux tubes de mortiers qui permettent de tirer six coups chacun", ajoute notre interlocuteur. La police évoque des groupes de jeunes très bien organisés, certains d'entre eux étant ravitaillés par scooters.

(Source= Le Monde )

dimanche 5 juillet 2009

Lutte contre l'immigration : Efficacité Zéro

Si le nombre d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière continue à progresser depuis 2006, le taux d'exécution des mesures d'éloignement est très faible, moins d'une sur cinq, pointe un rapport de la Cour des Comptes rendu public mercredi 1er juillet. Le nombre de "retenus" en métropole - les étrangers en situation irrégulière placés en rétention - n'a cessé de croître de 2002 à 2008 (de 24.502 à 34.592), mais le taux de reconduction à la frontière a baissé (de 44,6% en 2003 à 41,7%). Dans une vaste enquête menée sur la politique de rétention et de reconduite aux frontières à la demande de la Commission des Finances du Sénat, la Cour des Comptes souligne que "depuis 2006, le système perd manifestement de son efficacité". "Le nombre d'interpellations continue à progresser mais le nombre de mesures exécutées, hors retour volontaire, diminue, de même que celui du nombre de retenus effectivement reconduits", relève la Cour.

Moins de mesures d'éloignement effectives

Le nombre d'interpellations a connu une hausse spectaculaire, doublant presque, entre 2003 et 2008: de 59.023 à 111.692 (+90%). De même, le nombre de mesures administratives d'éloignements forcés a régulièrement augmenté: de 55.938 en 2003 à 101.539 en 2008. En revanche, le taux d'exécution des mesures d'éloignement a diminué: de 22,3% en 2003, à 19,4% en 2008. La Cour note la baisse de 2007 et 2008 (17,8 et 19,4%) après les hausses consécutives de 2005 et 2006 (26,9 et 27,7%). Les retours volontaires aidés ont considérablement augmentés au cours de la même période: de 0 en 2002, à 1.428 en 2006, 3.311 en 2007 et 10.072 en 2008.

"Echec à l'éloignement"

En ce qui concerne la rétention, le nombre de places dans les centres de rétention administrative (CRA) est passé de 650 en 2002 à 1.424 en 2008. Le taux de reconduction -à partir des CRA- qui était de 38,3% en 2002, a fortement augmenté dans un premier temps (52% en 2004, 55,8% en 2005) pour baisser ensuite (41,7% en 2008). Les taux de reconduction en métropole varient considérablement selon les CRA : de 81,7% dans celui de Perpignan, à 22,8% à Paris, et même 12,5% à Bobigny. Parmi les causes d'"échec à l'éloignement", la Cour des Comptes cite 3 catégories: libération par décision de justice (40%), absence de laissez-passer consulaire (près de 30%), manque de place dans les CRA (20%).

"Le souci du détail peut varier d'un juge à l'autre"

Interrogé par le Nouvel Obs.com, le ministère de l'immigration nous renvoie à la déclaration d'Eric Besson devant la commission des finances du sénat de mercredi 1er juillet. Le ministre justifie cette baisse des taux par la multiplication des "obligations de quitter le territoire français". S'agissant des causes de non-exécution des mises en rétention, Eric besson donne deux raisons. Premièrement l'application de la loi par certains juges "sourcilleux": "le souci du détail peut varier d'un juge à l'autre". Deuxièmement le manque de coopération des consulats étrangers. Pour cela il a une solution : des bonus pour les pays qui coopèrent. Le coût de cette mesure n'est pas précisé. Concernant le coût des reconduites à la frontière, dont l'évaluation est difficile, et sur lequel les avis diverges, Eric Besson propose une réflexion en profondeur : "faudrait-il renoncer à éloigner des étrangers en situation irrégulière, quand bien même nous aboutirions à un chiffre élevé? (…) Ne faut-il pas mettre au bénéfice des reconduites un coût positif en termes de dissuasion de l'immigration clandestine". Il souhaite "comparer coût d'éloignement et coût de non-éloignement".

(Source= NouvelOBS )

samedi 4 juillet 2009

André Gerin, le pourfendeur infatigable de l'islamisme

C'est un peu son leitmotiv : André Gerin ne manque pas une occasion de pourfendre la montée de l'islamisme qui menacerait la République et les cités en particulier. Le député du Rhône n'en est pas à son premier coup d'éclat. Il a exposé sa vision de la banlieue et des dangers qu'y fait peser l'islamisme radical dans un ouvrage, Les Ghettos de la République (éd. Les Quatre Chemins, 2007). Le maire de Vénissieux (Rhône) y stigmatise sa banlieue comme en proie à une "guerre civile" où des "émeutes ont lieu tous les jours", où les bandes y pratiqueraient toutes sortes de trafics et les islamistes un prosélytisme inquiétant.

Dans le même livre, il disait comprendre les propos tenus par Jacques Chirac en juin 1991 à Orléans sur "le bruit et l'odeur" des immigrés : "Il n'avait dit que la vérité." Pour enfoncer le clou, il fait préfacer son ouvrage par le député UMP Eric Raoult, qui a fait de l'insécurité en banlieue son cheval de bataille.

Un an auparavant, il avouait partager les positions de Nicolas Sarkozy sur les émeutes de 2005. Le propos est volontairement outrancier, la rhétorique populiste et les glissements, jugés "sécuritaires" par ses camarades, sont fréquents. En 2005, il avait été jusqu'à inviter dans sa mairie Jacques Cheminade, du mouvement d'extrême droite Solidarité et Progrès.

Pourtant, en tant que maire de Vénissieux, M. Gerin a une pratique plus conciliante. Dés le début des années 1990, il a fait des associations musulmanes des Minguettes ses interlocuteurs privilégiés, y compris les plus raides. Depuis vingt ans, André Gerin a toujours annoncé la construction d'une grande mosquée sans qu'elle ne voie le jour. Les salles de prière clandestines se sont multipliées et le radicalisme musulman des salafistes avec. C'est à Vénissieux, en 2003, qu'a été arrêté l'imam Bouziane expulsé pour ses déclarations sur la lapidation des femmes.

Mais, désormais, M. Gerin n'est plus maire. Un an après sa réélection, l'élu de 63 ans vient de céder sa place à son adjointe, Michèle Picard. Aujourd'hui, il se dit simple député désireux de vouloir "sortir de l'indifférence et de l'aveuglement" face aux dangers du radicalisme musulman. Place du Colonel-Fabien, sa dernière initiative sur la burqa n'a pas été commentée. Voilà longtemps que les "coups" de M. Gerin sont regardés avec gêne à la direction du PCF. C'est pourtant contre elle qu'il concentrera ses efforts. Celui qui s'est présenté en 2008 contre Marie-George Buffet continue sans relâche de l'accuser de vouloir "liquider le parti".

(Source= Le Monde )

lundi 29 juin 2009

Antiracisme : ils ne pensent qu’à ça

Le visage apaisé et serein d'une grande prêtresse de l'antiracisme, de l'humanisme, de l'amour, et... de ce qu'on voudra!
...On le sait bien depuis les analyses de Pierre-André Taguieff, le racisme contemporain arbore souvent les couleurs chics de l’antiracisme. Vous avez sûrement lu, M. Lamdaoui, la réaction du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) aux propos volés de Manuel Valls. Elle est à déguster. Le communiqué du mouvement affirme le plus sérieusement du monde que « rien n'est plus dangereux que ces propos démagogiques, à la limite du racisme, qui au nom d'un désir proclamé de mixité sociale, risquent de légitimer par avance de véritables politiques d'apartheid urbain ». Vous avez bien compris : dire qu’il faut quelques Blancs parmi les autres, risque de légitimer la séparation entre les Blancs et les autres. Depuis Parménide, on hésitait à faire voler en éclat le principe de non contradiction, c’est maintenant chose faite. Et apparemment sans grande conséquence. Parlons sérieusement : le crime de M. Valls, c’est d’avoir prononcé le mot « Blanc », pour exprimer que la présence des personnes ainsi qualifiées était souhaitable. M. Valls est donc un raciste, pardon, à la limite de l’être...
Lire L'article complet ICI

mercredi 24 juin 2009

Le nombre de demandeurs d'asile a progressé de 20% en 2008

A l'occasion de la 9e Journée mondiale du réfugié, le 18 juin, le ministère de l'Immigration a publié le bilan de l'accueil des demandeurs d'asile pour l'année 2008. Ces chiffres reprennent ceux du rapport d'activité de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), qui vient d'être mis en ligne après que ses responsables en ont présenté les grandes lignes en avril dernier. Après trois années de baisse prononcée, le nombre de demandeurs d'asile est reparti à la hausse en 2008.

L'Ofpra a ainsi enregistré 42.599 demandes (réexamens et mineurs accompagnants compris), soit une progression de 19,9% par rapport à l'année précédente. Cette hausse est propre à la France et fait à nouveau de notre pays le premier d'Europe, devant le Royaume-Uni (41.215 demandes et -2,7% en 2008), l'Allemagne (28.018 et -7,5%) et la Suède (24.860 et -35,2%). Avec 35.400 premières demandes, la France se situe au troisième rang mondial, pas très loin derrière les Etats-Unis (49.000) et le Canada (37.000). Il est toutefois trop tôt pour dire s'il s'agit d'une hausse conjoncturelle ou d'un mouvement de fond, comme celui qui a vu le nombre de demandes plus que tripler entre le milieu des années 90 et 2004.

L'Ile-de-France concentre 47% des demandes et a vu également sa part dans le total national repartir à la hausse. Viennent ensuite Rhône-Alpes (8%, en baisse), les DOM et collectivités d'outre-mer (6,8%, en forte hausse), Paca (4,5%) et l'Alsace (3,5%). Ces cinq régions concentrent ainsi 70% des demandes, mais certains départements ont également connu l'an dernier une croissance significative du nombre de demandeurs, comme les Pyrénées-Orientales, l'Ille-et-Vilaine, la Mayenne, la Saône-et-Loire et le Gard. En termes de provenance des demandeurs, le premier pays est la Russie (Tchétchénie et nord du Caucase), suivie de l'ensemble Serbie et Kosovo, de la Turquie (kurdes), du Sri Lanka et de la République démocratique du Congo. Le rapport de l'Ofpra confirme également d'autres tendances à l'oeuvre depuis quelques années, comme la féminisation progressive de la demande d'asile, la baisse de la proportion de célibataires et le vieillissement de la population des demandeurs.

Les départements noteront que le nombre de mineurs isolés - du moins ceux connus de l'Ofpra - continue de baisser, avec 410 demandes l'an dernier (10,7%). Ce nombre avait atteint, en 2004, un pic de 1.221 demandes. Contrairement aux adultes, les mineurs isolés sont aux deux tiers originaires d'Afrique. En revanche, le nombre de mineurs accompagnants a fortement progressé l'an dernier (+49%). Enfin, le taux global d'admission a été de 38% en 2008 (le taux d'admission atteignant 82% pour les Irakiens, en raison de l'opération en faveur de l'accueil de certaines minorités menacées) et 11.441 personnes ont ainsi été placées sous la protection de l'Ofpra au cours de l'année. Le délai moyen de traitement des demandes a été de 100 jours, soit un gain de dix jours en deux ans.

Lors de la Journée mondiale, Eric Besson a annoncé la création de 1.000 places supplémentaires en centres d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) sur la période 2010-2012. Elles s'ajouteront aux 10.000 places créées en cinq ans, qui ont permis de porter la capacité totale à 21.600 places réparties en 272 centres, auxquels s'ajoutent 28 centres provisoires d'hébergement (CPH) chargés de préparer l'intégration des personnes ayant obtenu le statut de réfugié. Le ministre de l'Immigration a également annoncé la diffusion d'un "Guide du demandeur d'asile", édité en six langues et tiré à 40.000 exemplaires.

(Source= Localtis )

mardi 23 juin 2009

Nette recrudescence de l’immigration illégale au départ du Maghreb

Depuis le début du mois de juin, l’immigration illégale a connu une très nette augmentation du nombre de départs depuis le Maghreb, en particulier vers les côtes espagnoles. Confirmation ce week-end avec l’interception de près d’une dizaine d’embarcations de fortune.
Deux embarcations (au départ du Maroc) ont été interceptées avant même d’avoir toucher les côtes, c’était hier soir, l’une repérée au large de la province de Grenade avec à son bord 37 subsahariens, la deuxième interceptée dans les eaux d’Almeria et qui transportait 16 maghrébins dont une femme enceinte et une personne handicapée. Le bateau – un canot pneumatique – se trouvait en difficulté quand les services de secours sont intervenus.
Ces 53 personnes s’ajoutent aux 8 autres migrants illégaux secourus, samedi soir, toujours au large d’Almeria à bord de 5 embarcations différentes.

Mais au total pour ce seul mois de juin, ce sont plus de 250 personnes qui ont ainsi été interceptées au large ou sur les côtes andalouses. Les services de sécurité espagnole expliquent ce nouveau flux migratoire par l’amélioration des conditions météo qui rend la traversée plus sûre.

Un phénomène également vrai du côté de l’Algérie avec, ces dernières semaines, une nette recrudescence des départs de l’ouest (Oran) vers les côtes espagnoles et l’est (Annaba) vers les côtes italiennes. L’Algérie et l’Italie qui d’ailleurs, selon la presse privée algérienne d’aujourd’hui, négocient actuellement la mise en place de nouvelles mesures pour mieux lutter ensemble contre l’immigration illégale. Il serait notamment question d’organiser des patrouilles maritimes communes.

(Source= Maghrebinfo )

mardi 16 juin 2009

Racailles : Villiers-le-Bel Au bord de l'implosion

Dans la nuit, le petit groupe d'adolescents, probablement âgés d'une quinzaine d'années, a ouvert une armoire électrique. Des fils arrachés, un court circuit et l'éclairage public s'est éteint. Il est 23 heures, ce vendredi 12 juin, et les quartiers sensibles de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) se préparent à vivre une nouvelle soirée de tensions.

Comme tous les week-ends ou presque depuis un mois, dans une effrayante routine, le face-à-face entre adolescents et policiers se met en place. Une demi-heure plus tôt, une patrouille avait déjà été la cible de jets de bouteilles. Cette fois-ci, les forces de l'ordre, qui accompagnent un camion de pompiers, reçoivent une pluie de tirs de "mortiers" - des feux d'artifice tirés à plusieurs dizaines de mètres grâce à un tube en plastique.

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dimanche 14 juin 2009

La diversité nuit-elle à la société?

«L’immigration est une chance, la diversité est une richesse…» Cette mystique contemporaine, que nul n’ose plus remettre en cause sous peine de subir les foudres (morales ou judiciaires) des gardiens du dogme, est sérieusement mise à mal par le célèbre sociologue américain Robert Putnam.

Selon ses travaux, la «diversité ethnique» résultant de l’immigration mine le «capital social» et dégrade l’ensemble des réseaux sociaux permettant aux individus de participer à la vie en société.

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samedi 13 juin 2009

L'integrisme culturel Africain... en Ardèche!

Cet été, Point-Afrique installe un village représentant différentes ethnies africaines dans les gorges de l'Ardèche.

Cases songhoy du Mali, paillotes haoussa du Niger, tentes de toile mauritaniennes, chacun de ces habitats est décoré de manière typique, offrant l'opportunité d'escapades ludiques et originales le temps d'une nuit, d'un week-end ou d'une semaine.

Le petit déjeuner ajoute sa touche d'évasion gustative avec ses tartines à la confiture de mangue, son jus de bissap (fleur d'hibiscus) et son sirop de gingembre.

Les séjours proposés au sein de ce village sont rythmés par de nombreuses activités, de la randonnée accompagnée dans les gorges de l'Ardèche à la fabrication d'objets traditionnels, en passant par les veillées autour de musiciens et de conteurs.

(Source= LeFigaro )

vendredi 12 juin 2009

L' Africain qui lutte contre l'immigration clandestine

Il y a un an, Omar Ba, Sénégalais de 29 ans, racontait son périplevers l'Europe dans dimanche Ouest-France.

Aujourd'hui, il publie un plaidoyer pour décourager les « candidats au suicide atlantique » et supplieles Africains de rester au pays.

L
e visage d'Omar Ba est incroyablement mobile. En une fraction de seconde, il varie du rire enthousiaste à la fermeté de celui d'un homme qui veut convaincre : « J'ai vu trop d'Africains mourir pour un Eldorado qui n'existe pas ! C'est ma responsabilité d'ancien clandestin de le dire. » Plus sérieux, encore : « Je sais que mon message peut être récupéré par des nationalistes. Mais ce n'est pas à eux que je m'adresse. »


« Trop tard ! », c'est déjà fait, commente goguenard, un Internaute de Français de souche. Ce site Internet, où discutent de pseudo-nouveaux idéologues d'extrême droite, a publié une chronique sur le dernier ouvrage du Sénégalais. Omar Ba ignore ces provocations. Il est sévère avec tous les politiciens : les dirigeants africains qu'il accuse d'avoir laissé le sujet de l'immigration aux Européens, les élus de l'Union européenne et leur Pacte signé en octobre qui contient « des clauses inacceptables. »

Omar Ba, à peine 30 ans, parle au nom de l'expérience. Il est né à Touba Beycouck, village de brousse créé en 1914, près de Thiès, pour isoler les lépreux. De la maladie de ses ancêtres, il n'a aucun stigmate, si ce n'est le ressentiment « d'avoir été considéré comme un paria » par les citadins de Dakar.

Ses études ne feront qu'internationaliser ce sentiment d'injustice. « Un de mes professeurs a tracé une grande ligne entre le Nord et le Sud. Nous avions visiblement la malchance de naître dans les pays pauvres. » Omar Ba l'affirme : « L'école publique africaine est une fabrique à clandestins. Les jeunes y sont victimes d'une désinformation qui les amène à considérer l'Occident comme une terre qu'il faut absolument fouler pour réussir sa vie. »

Ce goût de l'Europe s'épanouit dans les familles. « Ce sont elles qui poussent leurs fils sur la route, paient les passeurs. Un véritable système, dénonce-t-il. Les familles brandissent ensuite les sommes reçues d'ailleurs qui témoignent de la 'richesse' de leur rejeton. »

Voilà pourquoi et comment Omar Ba s'est retrouvé à 20 ans, en septembre 2000, dans une pirogue, direction les Canaries. « Les morts déshydratés que l'on jette par-dessus bord pour alléger la barque », « la soif dans le désert », « les passages à tabac de la Gendarmerie royale marocaine », « les fils barbelés électrifiés » des enclaves espagnoles Ceuta et Mellila, l'espoir, toujours, qui le pousse à tenter encore par les côtes libyennes... Le Sénégalais a confié cette odyssée infernale dans un livre témoignage, en 2008. Soif d'Europe a eu un retentissement médiatique, dont il profite aujourd'hui pour décourager « tous les candidats au suicide atlantique. »

« J'ai vu trop d'Africains mourir »

Ses cours de sociologie - à l'École des hautes études de sciences sociales, à Paris - l'aident à structurer un discours nouveau pour démonter l'Eldorado. « Il y a des SDF qui meurent de froid en France, des vieux isolés, des salariés stressés qui prennent des antidépresseurs et plus aucun débouché. Vous, vous le savez, nous indique-t-il. Mais les immigrés qui rentrent en Afrique pour les vacances taisent leurs conditions de vie et les médias, Internet, véhiculent une image fantasmée de l'Occident. »

Selon lui, beaucoup d'immigrés souffrent en silence. Il prend l'exemple de Diaw, arrivé à Paris dans les années 1980. Âgé et fatigué aujourd'hui, il cumule deux boulots et doit vivre « dans une chambre de bonne louée par Emmaüs » pour réussir à envoyer une partie de son salaire au pays. Omar Ba n'hésite pas à qualifier « d'otages » ces immigrés qui « s'endettent sous la pression ».

Son discours ne passe pas toujours. Récemment invité par Africa N°1, la radio des Africains de Paris, le Sénégalais a été pris à partie par un auditeur qui l'accusait de traîtrise à la cause africaine, pour rester poli. D'autres « frères » l'ont aussi jugé « afro-pessimiste ».

C'est pourtant cette « soif d'Afrique » qui le pousse à se faire le relais d'un mouvement amorcé sur son continent. Dix ans après les premières pirogues, des mères, qui ont perdu un fils en mer, luttent maintenant contre ce fléau. C'est le cas de Yaye Bayam Diouf, cette Sénégalaise qui s'était écroulée en pleurs dans les bras de Ségolène Royal, en 2006. Elle a motivé, depuis, 375 femmes en deuil. Au Cameroun, c'est le musicien Donny Elwood qui interpelle la jeunesse avec son association Pygmoïd. Au Burkina-Faso, Miriam Samaké Téné tente de fédérer ce combat avec Replic, le Réseau panafricain de lutte contre l'immigration clandestine.

Cette Burkinabé mise « sur une jeunesse qui veut que son continent devienne un exemple de réussite dans le monde ». Comme Omar Ba, qui, sa thèse sur les normes éducatives en poche, rêve de rentrer au pays « pour travailler à de nouveaux programmes scolaires. » Un vieux dictateur est mort, une jeunesse se met en marche. Bientôt, tukki cii yoon, « voyager légalement » comme les Occidentaux (en wolof) sera possible.

(Source= Ouest France )

Pour Manuel Valls, il manque "quelques Blancs" à Evry

"Belle image de la ville d'Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos…" La phrase a été marmonnée, mercredi 10 juin, par Manuel Valls, député-maire socialiste d'Evry (Essonne), alors qu'il était filmé par Direct 8 pour l'émission "Politiquement parlant", parcourant les allées d'une brocante à Evry, et équipé d'un micro-cravate.


Après le reportage, le député socialiste s'explique sur le plateau de Direct 8 : "Evidemment avec les stands qu'il y avait là, [j'avais] le sentiment que la ville, tout à coup, ça n'est que cela, (…) ça n'est que cette brocante, alors que j'ai l'idée au fond d'une diversité, d'un mélange, qui ne peut pas être uniquement le ghetto. On peut le dire, ça ? (…)"

"On a besoin d'un mélange. Ce qui a tué une partie de la République, c'est évidemment la ghettoïsation, la ségrégation territoriale, sociale, ethnique, qui sont une réalité. Un véritable apartheid s'est construit, que les gens bien-pensants voient de temps en temps leur éclater à la figure, comme ça a été le cas en 2005, à l'occasion des émeutes de banlieues", poursuit-il.

(Source= Le Monde )

mercredi 3 juin 2009

L’Europe aux prises avec l’immigration de masse

Emmanuel Garessus
L’Europe est pour la première fois de son histoire un continent de migrants. 40 millions sont nés dans un autre pays. Plus de 10% du total. L’effet de taille compte énormément, écrit Christopher Caldwell, éditorialiste au «Financial Times»*
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lundi 1 juin 2009

Un "Sale singe !" qui ne passe pas

La France ? Il l'aime encore, mais Makam Traoré pense la quitter. Juste un temps, le temps d'oublier qu'il n'est pas un "sale singe", un "sale Nègre". Partir loin de son HLM de Chambéry (Savoie) pour retourner au bled, à Diataya, au Mali. Là-bas, sous le ciel de ses ancêtres, la "misère" adoucira, pense-t-il, sa douleur, celle qui le ronge jusqu'au plus profond de son ADN, celle qui l'empêche de dormir. Depuis cent vingt-huit jours, l'insomnie est devenue sa nouvelle compagne.

Depuis qu'un autre joueur lui a "craché" à la figure "sale singe", "sale Nègre", le 25 janvier, lors d'un match de football de 2e division départementale dans l'Ain, Makam Traoré, 32 ans, n'arrive pas à se relever. Ce dimanche-là, le capitaine de l'équipe de Rossillon, qui compte, entre autres, sept Africains et deux Russes, se déplaçait à Lagnieu devant une trentaine de spectateurs.

85e minute, 5 à 0 pour Lagnieu. Makam signale une faute à l'arbitre. Des personnes dans le public lancent : "Sale Nègre, ferme ta gueule ! Tu te crois où ?" Puis le capitaine jure qu'un joueur de Lagnieu, le numéro 13, lui aurait lâché : "Va doucement, on en a mis cinq dans votre cul, sale Nègre, t'as rien à dire, sale singe !"

L'arbitre, qui a entendu les insultes, décide d'arrêter la rencontre - fait extrêmement rare. Makam pleure, "pète un plomb", secoue des grillages de rage avant d'aller porter plainte. Quelques semaines plus tard, le numéro 13 de Lagnieu, Maxence Cavalcante, 23 ans, est convoqué à la gendarmerie : il nie, mais, après une nuit en garde à vue, il avoue, s'excuse. Il a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Belley (Ain) pour injure à caractère raciste : c'est la première fois en France qu'un joueur se fait juger pour ces faits-là. Le procès s'est déroulé le 5 mai, et une peine d'emprisonnement de six mois avec sursis a été requise. Le décision devrait être rendue mardi 2 juin.

"Et, depuis le procès, Makam ne va pas mieux", soupire sa conjointe, Kristel Favre-Rochey, 28 ans. "C'est dur. C'est la première fois que je le vois comme ça", poursuit-elle. Dans le passé, Makam ne s'était jamais fait insulter de cette manière, juste un harcèlement de la police, des contrôles incessants, des regards dans les rues de Chambéry quand le couple les arpente. "Je ne sais pas m'y prendre. On ne m'a jamais traitée de "sale Blanche"", raconte, démunie, Kristel.

Depuis ce dimanche 25 janvier, Makam est détruit. Les huit jours d'arrêt maladie pour "syndrome dépressif" ne l'ont pas apaisé. "Je me sens sale, souffle-t-il, C'est comme si on m'avait violé : j'ai honte. Je n'ai plus envie de sortir avec ma famille." Il l'a fait, il y a quelques semaines. Dans une foire, il s'est acheté un... gorille en peluche et s'est baladé en ville avec. "Ben quoi ?, lance Makam. Il fallait bien montrer aux gens que je ne suis qu'un singe." Il s'arrête. Silence : "Un singe et pas un Français !" La France ? Il l'aime encore, mais il en est "dégoûté". Makam se demande s'il ne va pas renoncer à sa nationalité acquise en 2003 après dix ans de vie dans les Alpes.

Au procès, cet agent d'entretien, délégué syndical Force ouvrière, a voulu déchirer sa carte nationale, mais son avocat l'avait gardée dans sa poche. Alors il lui a demandé s'il pouvait changer son nom en... "sale négro". Le footballeur a tenté d'apporter au tribunal sa peluche, son amie l'en a dissuadé. Makam est tout de même venu vêtu d'une chemise et d'un pantalon aux couleurs de l'Afrique.

"Grossir le trait est une réponse à l'agression, explique Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN). Ce "repli identitaire" est malheureusement une manière de se défendre." Pour Joëlle Bordet, psychosociologue, "il faut prendre en compte la fonction symbolique du terrain de foot, explique-t-elle. C'est une scène sociale où les joueurs doivent partager des valeurs, où toutes les défenses tombent, même là, on se fait rattraper." Pour cette spécialiste des préjugés, "le sport est le révélateur des rapports sociaux dans un pays de plus en plus violent et raciste".

Makam cherche des soutiens. Il a pu compter sur La Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) - partie civile au procès - qui l'a pris en charge. Du côté de sa famille aussi, mais pas de son père, enragé par son action en justice. "Tu peux pas combattre les Blancs, ils sont chez eux !", lui a-t-il lancé. "C'est chez nous ici. Faut arrêter de subir !", a-t-il riposté. Alors, pour le réconfort, il cherche à partager sa souffrance avec d'autres footballeurs qui ont subi des insultes. Il a envoyé, il y a une dizaine de jours, un courriel à la Fondation Lilian Thuram Education contre le racisme. Touché par sa souffrance, l'ancien défenseur des Bleus l'a appelé le 26 mai. "Il ne va pas bien", dit-il. Ils vont bientôt se rencontrer...

Makam veut créer une association pour que les joueurs insultés ne se retrouvent pas seuls. Il songe à abandonner le football. Ses coéquipiers africains, eux, larguent l'équipe. "Je les comprends, c'est tous les dimanches la même chose, s'attriste Myriam Maraud, la présidente du club de Rossillon. C'est lamentable d'en arriver là." Lamentable ? Le 17 mai, Rossillon devait recevoir pour le dernier match de la saison... Lagnieu. Le match retour. Mais Lagnieu n'est pas venu...

(Source= Le Monde )
 
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