Depuis quelques années en France, le voile et la burqa suscitent le débat. Ce phénomène du voile, c’est le sujet que Michel Serres et Michel Polacco ont choisi pour leur entretien ce dimanche.
dimanche 29 août 2010
Voile et burqa
jeudi 6 mai 2010
mercredi 3 février 2010
Burqa: "expulser" le mari
La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a jugé aujorud'hui qu'un homme forçant sa femme à porter la burqa ne devait pas seulement être privé d'accès à la nationalité française, comme le prévoit le décret Besson, mais être "jugé en correctionnelle", "condamné et expulsé"."Si ce monsieur oblige sa femme à porter la burqa, il commet à l'encontre de sa femme une voie de fait: il faut donc que M. Besson le traduise devant le tribunal correctionnel, qu'il soit condamné parce que c'est une violence, et qu'il soit expulsé de France", a déclaré Mme Le Pen sur i-TELE.
"Il oblige sa femme" à se voiler intégralement, "il exerce une violence psychologique à l'égard de ses enfants qu'il interdit de vivre ensemble puisque les garçons sont d'un côté, les filles de l'autre; dans ces cas-là, eh bien! il faut appliquer la loi pénale", a-t-elle fait valoir. Selon elle, le ministre de l'Immigration, "bien sûr", "ne le fera pas: il se contentera de cette annonce publicitaire". "Mais à quoi sert-il M. Besson?", a lancé la vice-présidente du FN.
(Source=LeFigaro)
samedi 30 janvier 2010
Analyse sur Le voile intégral

Le port du voile intégral est "le fruit d'un enfermement communautariste et l'étendard d'un mouvement intégriste, le salafisme", résume la mission d'information parlementaire dans son rapport, où elle parle de "véritable défi pour les sociétés démocratiques".
Le voile intégral marque un repli communautariste, "un besoin de se réfugier dans l'absolu", alors que la situation sociale et matérielle est difficile. "Il ne faut pas sous-estimer l'importance de la précarité sociale et du sentiment de relégation dans les quartiers ghettos pour comprendre le phénomène du voile intégral", a dit l'islamologue Mahmoud Doua aux membres de la mission.
L'historien Benjamin Stora leur a parlé du "sentiment d'appartenance identitaire" des porteuses de voile dans une société où elles ne se sentent pas acceptées.
Plusieurs islamologues ont indiqué que le voile intégral "ne se réduit pas à une simple tenue vestimentaire (...) il signe le caractère militant et prosélyte d'un mouvement missionnaire" qui veut "des droits et des devoirs spécifiques". Et la mission rapporte à ce propos des exemples d'enfants qui sèchent les cours de gym, de cantines où on ne sert plus de porc, de services médicaux où les femmes ne veulent être soignées que par des femmes, etc...
Les sociologues et islamologues entendus par la mission ont aussi expliqué que le salafisme se répand grâce à des imams particulièrement charismatiques (souvent formés en Arabie saoudite), par les chaînes satellitaires émettant du Proche-Orient et par internet. Ils ont également évoqué l'influence du "conseil européen de la fatwa et de la recherche" qui encouragerait une stratégie du "grignotage", visant à obtenir des droits spécifiques pour les musulmans et dont la libéralisation du voile intégral serait l'exemple.
C'est en ce sens que la mission qualifie le voile intégral de "défi" aux sociétés démocratiques, et qu'elle n'accepte pas l'idée d'"accommodements raisonnables" avec certaines communautés.
mardi 26 janvier 2010
Marseille : selon l’imam le nikab est une obligation coranique
Une "femme" sous sa bâche ...
Noura Habite Venissieux, elle a 18 ans et a décidé de porter la burqua, malgré ses parents qui sont contre et qui ne sont "vraiment pas dans ce délire là"
mardi 12 janvier 2010
Les femmes veulent accélérer l’islamisation de l’Occident

Aux Etats-Unis, les musulmanes revendiquent la polygamie pour multiplier les mariages purement islamiques
Une association de femmes américaines, musulmanes ou converties, vient de voir le jour. Ses membres, qui refusent toute union avec des non-musulmans, entendent promouvoir la polygamie pour accélérer l’islamisation.
Dans une contribution publiée par un site islamiste, le « penseur islamiste » égyptien, Hamdi Chafik, se félicite de l’initiative lancée récemment par plus de 900 femmes américaines, musulmanes ou converties, consistant à fonder une association dans l’objectif de promouvoir « la culture de la polygamie ».
Chafik estime en effet que le nombre des musulmans a dépassé les 10 millions d’habitants aux Etats-Unis. Et d’ajouter qu’en Occident (USA et Europe), les femmes constituent 80% des convertis à l’islam. Mais comme elles refusent d’épouser des non-musulmans, elles ont fondé leur association pour promouvoir la polygamie. Rencontrée par Hamdi Chafik, l’une des membres de cette association affirme qu’« elle refuse toute alliance avec un homme qui n’applique pas la polygamie », et qu’« elle encouragera son époux à se marier avec trois autres sœurs ». Elle s’engage à « coopérer avec celles-ci pour rendre le mari heureux ».
L’auteur précise que son interlocutrice était connue pour ses tenues vestimentaires très provocatrices, avant sa conversion et l’adoption du voile islamique. Il s’appuie sur cet exemple - dont l’authenticité reste à prouver - pour incriminer les militantes de la laïcité dans les pays musulmans, vivement invitées à défendre l’islam à l’instar des converties occidentales.
(Source=mediarabe.info)
vendredi 18 décembre 2009
Le voile intégral n'est pas qu'un signe religieux, c'est un étendard politique
INTERVIEW - Le député communiste est président de la mission d'information parlementaire sur le port du voile intégral. Cette dernière a terminé mercredi soir ses travaux d'audition...
Nous avons plusieurs propositions, plusieurs préconisations, mais rien n’est sûr aujourd’hui. Nous pensons aussi bien à une loi qu’à une résolution parlementaire. Mais si nous faisions au final la proposition d’un projet de loi, notre objectif est d’éviter absolument une loi stigmatisante pour cette partie de la population.
Quel est votre objectif?
Notre volonté, c’est de toucher les notions d’ordre public, et de dignité de la femme. L’essentiel est de savoir si, du point de vue du droit il est possible d’avancer dans le sens de la législation déjà en vigueur en ce qui concerne ces notions. C’est un défi de civilisation. Nous voulons faire en sorte que l’Islam soit «républiquement» compatible. Nous souhaitons aussi caractériser de façon précise l’idéologie qu’il y a derrière tout ça. Car le voile intégral, ce n’est pas qu’un signe religieux, c’est un étendard politique.
Quel est votre calendrier maintenant que les auditions sont finies?
Nous devons rendre nos préconisations au président de l’Assemblée Nationale fin janvier, amis avant cela nous souhaitons revoir les responsables du Conseil français du culte musulman (CFCM) et d’autres associations pour les associer à nos décisions, ce qui est important pour être bien compris du public.
(Source=20minutes)
samedi 31 octobre 2009
Islamisation de la France, il est déjà trop tard...
(SOURCE=LeNouvelliste)
dimanche 25 octobre 2009
Derrière la burqa... La femme

Elie Arié a tenté de soulever un coin de la burqa pour voir ce qu'il y avait en dessous. Qu'a-t-il trouvé? La même chose que dans les autres religions: une peur panique de l'indépendance sexuelle des femmes. Car une femme qui peut comparer son mari et son amant, ce n'est pas sécurisant.
Presque toutes les sociétés ont toujours essayé de réglementer la sexualité des femmes, et la plupart des anthropologues considèrent que l’origine de cette obsession réside dans le fait que l’association « virginité avant le mariage/fidélité après le mariage » constitue une garantie de la paternité non adultérine des enfants, avec les conséquences que cela impliquait sur les transmissions des patrimoines –d’où la tolérance bien plus grande envers la sexualité des hommes (« vierge » a toujours eu une connotation élogieuse, « puceau » une connotation ironique), et une exigence sociale bien plus grande envers la pudeur des femmes qu’envers celle des hommes ; et on peut sans doute établir un parallèle entre la tolérance récente de nos sociétés occidentales envers l’adultère féminin et l’égalité tout aussi récente des droits successoraux des enfants adultérins: mais peut-être faut-il aller plus loin que cette analyse purement marxiste (les « superstructures » des valeurs religieuses déterminées par les « infrastructures » de l’organisation économique) de l'origine des mœurs.
Remarquons d’abord que la seule virginité vérifiable (mais aussi la seule susceptible de garantir l’origine de la paternité des enfants) est la virginité vaginale, et que les femmes, musulmanes ou pas, ont toujours fait preuve d'assez d'imagination pour contourner cet interdit par d'autres pratiques sexuelles, qui se trouvent ainsi encouragées.
Notons aussi que si la religion a toujours été l’outil essentiel du contrôle de la sexualité féminine, elle n’en a pas été le seul : dans la société laïque française d’une bonne partie du XXème siècle, l’adultère était jugé comme une faute pénale (jusqu’en 1975), mais l'homme n'était puni que si sa maîtresse habitait au domicile conjugal, et la peine encourue était la prison pour la femme, et une simple amende pour l'homme. A l'époque victorienne, en Grande-Bretagne, dans certaines familles, on enveloppait de housses (faut-il dire de burqas ?) les pieds des meubles (tables, chaises, pianos), assimilés à des "jambes" de femmes qu'il aurait été impudique de laisser nues…
Jouissez sans entraves? Oui, mais seulement pour les hommes
On peut émettre l’hypothèse que le succès et la pérennisation de ce qui n’était, à son origine, qu’un système de sécurisation du patrimoine familial ne sont dus qu'au fait qu’ils ont rencontré un ressort psychologique profond, tout aussi universel, des hommes et jamais avoué: la hantise de la performance sexuelle peu brillante, ne permettant pas aux femmes d’atteindre l’orgasme.
Et si l’on considère que le but de toutes les « normes » sexuelles, c’est de nier le droit féminin au plaisir sexuel et à l’orgasme, qui serait l’apanage des hommes, bien de choses s’éclairent.
L’association « virginité avant le mariage/fidélité après le mariage » constitue une garantie de l’inexpérience sexuelle de la femme, et de son incapacité à faire des comparaisons qui risqueraient d’être peu flatteuses: comment se plaindre de l’absence de ce dont on ignore la possibilité et l’existence? Quelle meilleure garantie, pour les hommes aux performances modestes, que le fait que leur femme s’imaginera que c’est ce qu’on peut faire de mieux ?
Comment expliquer la pratique de l’excision clitoridienne autrement que comme une tentative de supprimer la possibilité et le droit des femmes à l’orgasme, et son acceptation par les mères par leur refus inconscient que leurs filles connaissent ce qui leur a été interdit, ce qui serait perçu comme trop injuste ?
Comment comprendre autrement la promesse faites aux kamikazes musulmans des « 72 vierges qui les attendent au paradis » (notons, au passage, qu'on a l'air de batifoler davantage dans le paradis coranique que dans le paradis chrétien...), alors que l’homme sûr de lui préfèrerait sans doute des femmes sexuellement expérimentées à des vierges novices ? Et l’absence de promesse équivalente pour les femmes kamikazes ? Et qui ne voit que si, par extraordinaire, l’ Islam décidait d’accorder aux femmes l’égalité des droits au plaisir sexuel, ce ne serait pas la promesse de « 72 puceaux » qui serait la plus enthousiasmante ?
Burqa contre Kama-Soutra
Et l’on touche ici au point faible du « système » : en préférant l’inexpérience sexuelle féminine aux plaisirs plus risqués mais plus riches de l' expérience sexuelle féminine, l’homme ampute aussi sa propre sexualité, préférant la sécurité à l’exploration et l'innovation : plutôt la burqa que le Kama-Soutra.
Lutter contre les limitations imposées à la sexualité féminine, c’est aussi lutter pour une sexualité masculine moins frileuse: la burqa n'est que la manifestation extrême de la peur que les femmes inspirent aux hommes, et sa disparition traduirait davantage l'émancipation sexuelle de l'homme qui l'impose que celle de la femme qui la subit.
Par ailleurs, la nature fait bien les choses: tout interdit sur la sexualité se transforme automatiquement en source de sensualité supplémentaire (au point que certains ont pu soutenir que le charme suprême de la sexualité - d'autres diraient de la perversion sexuelle- consiste à braver des interdits). On connaît des tas de romans du début du XXème siècle, où des hommes décrivent l'état de pâmoison dans lequel les avait plongés une cheville entr'aperçue d'une femme lorsqu'elle montait dans un tram... Il y a dans la burqa un côté sensuel un peu cérébral (mais, dans l'espèce humaine, l'érotisme, c'est le cerveau, et rien que le cerveau) de pochette-surprise: que va-t-on découvrir en la retirant?
(Source=marianne2)
vendredi 16 octobre 2009
La vérité sur le voile
(Source= Agoravox)
jeudi 15 octobre 2009
L'école Française, s'islamise de plus en plus

Que penseront les catholiques de l'étonnant constat tiré d'une étude universitaire menée auprès de collégiens et lycéens français de 14 à 16 ans ? Cette enquête réalisée auprès de 850 élèves de dix-huit établissements publics et privés, montre en effet une "islamisation de la représentation religieuse", au sein de cette génération. L'islam et ses déclinaisons rituelles ou traditionnelles (ramadan, refus de manger du porc, port du voile...) constituent désormais une référence lorsqu'il est questiondu "religieux".
Ce constat doit toutefois être relativisé. Pour 34 % des répondants, "Dieu existe", tandis que 28 % croient en "une forme d'esprit ou de force vitale". Parallèlement, 45 % se déclarent "sans religion".
Conçue pour faire le point, au niveau européen, sur le fait religieux dans les programmes scolaires, l'enquête balaye aussi la genèse de cet enseignement et décrit les difficultés des enseignants. En France, rappellent les auteurs, les responsables de la Ligue de l'enseignement se sont, en 1982, les premiers inquiétés de l'inculture religieuse des jeunes générations. Cet enseignement, intégré aux programmes d'histoire et de français, sera fondé sur l'idée suivante : "Apprendre aux élèves à distinguer ce qui est de l'ordre des croyances et ce qui est de l'ordre de l'histoire." Sur le fond, les auteurs soulignent les limites de programmes axés sur les monothéismes et leurs origines, au détriment des nouvelles formes de spiritualités et des problématiques religieuses contemporaines.
Dans un registre plus sociologique, on y découvre aussi l'attachement quasi stéréotypé des adolescents à la "laïcité" et au "respect envers toutes les religions". Et si 82 % d'entre eux considèrent la religion comme "importante dans l'histoire", ils ne sont qu'un tiers à estimer "important que le fait religieux soit étudié à l'école"...
Islamisation des Ecoles Catholiques : l’aveu de Jean-Claude Gaudin
dimanche 28 juin 2009
Burqa : haro sur les traitres français
Je suis particulièrement déçu par nombre de voix qui s'élèvent en France pour dire que le port de la burqa ne doit pas susciter de débat. Je ne citerai pas de noms, elles se reconnaîtront.
De gauche ou de droite, ce sont les mêmes qui, il y a quelques années, dénonçaient les risques de développement du communautarisme sur notre territoire - ils ont signé des livres sur le sujet -, les mêmes qui soutenaient Jean-Pierre Chevènement, alors candidat à la présidentielle et érigé en héros de notre modèle républicain, les mêmes qui poussent des cris d'orfraie dès qu'une violation des droits de l'homme est révélée dans le monde.
Aujourd'hui, ces lâches semblent avoir viré leur cuti. Pour eux, s'en prendre à la burqa - ou au niqab -, c'est faire preuve d'intolérance, de racisme, et stigmatiser l'Islam. Ils disent aussi que le port de la burqa n'a rien à voir avec la laïcité. Bref, ils cherchent par tous les moyens à renverser la charge de la preuve pour ridiculiser ceux qui n'admettent pas la présence de cette prison en chiffon en France. Or c'est bien à celles qui la portent - ou à leur compagnon - de nous dire pourquoi. Nous ne sommes pas en Arabie Saoudite, mais en France.
Il n'est pas faux de dire que "la burqa, ce n'est pas un signe religieux, c'est un signe d'asservissement", pour reprendre la phrase de Sarkozy prononcée au Congrès. Mais il est plus juste d'affirmer que c'est précisément au nom de la religion que la burqa est adoptée. Si elle n'apparaît pas dans le Coran, elle est imposée en vertu d'une interprétation de la religion musulmane. Chez nous, elle n'est pas le respect d'une coutume, mais la traduction d'une volonté provocatrice et belliqueuse.
(Source= Blog Figaro )
lundi 22 juin 2009
Est-ce ainsi que les femmes vivent ?
Avec le débat qui s’engage sur le port de la burqa, on peut constater qu’au moins soixante députés ont cessé de se voiler la face et qu’ils entendent le faire savoir. Y aura-t-il une interdiction à la clé ? Peut-on espérer qu’on acceptera désormais, en France, de sacrifier un droit ou une liberté à la défense de notre culture, c’est-à-dire de notre liberté ? Je sais que ce n’est pas gagné : légiférer sur les vêtements qu’on porte dans la rue fera lever pas mal de boucliers.
Derrière ces niqabs (burqas sans grillage) qui prolifèrent, des fondamentalistes tentent d’imposer leur mode de vie en faisant de la politique avec leurs femmes et leurs filles.
Des ignorants baignant dans une culture machiste ont prohibé le port de la jupe en banlieue, des barbus tentent, au sens propre, de couper du monde leurs femmes, jusque dans les rues. Une très large majorité de Français de toutes origines assiste impuissante à l’apparition de ces fantômes dans les villes et y voit une régression de la vie publique.
La soumission à une religion qui exige cela, l’affichage de son appartenance à cet islam-là sont incompatibles avec le pacte d’intégration qui offre protection, notamment sociale, aux citoyens en échange d’une adhésion aux valeurs et usages français. Si nous renonçons à cette exigence, c’est l’islamisation de la France qui avancera et l’islamisme avec. Bien placée pour le savoir, Fadela Amara nous met en garde : mettez le holà. Protégez-nous et protégez-vous. Les islamistes vous testent.
Je crains que cet avis précieux ne soit pas entendu et qu’encore une fois on brandisse un principe, une loi, un droit, un avantage acquis pour interdire d’interdire. La burqa, cet attribut de totalitarisme domestique, pourrait se répandre à l’abri de la liberté de s’habiller comme on veut, du droit de vivre sa foi ou du principe selon lequel l’intégration ne doit être forcée. Le principe suprême de notre temps, qui tient en trois mots – c’est mon choix – sera invoqué. Mais tout céder à l’exigence individualiste pourrait nous empêcher de dessiner ensemble notre monde commun, de décider ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas.
Dans cette affaire, il ne s’agit pas d’élargir le champ du possible mais de le restreindre, pas de sauver la liberté de critique, de parole ou de caricature menacée, mais de limiter la liberté d’afficher son identité. C’est moins facile. Brimer des jeunes filles dévotes et pudiques, ce n’est pas le combat rêvé. Certains esprits indécrottablement libertaires auront du mal à s’y faire. Pourtant sans réaction, l’islamisation à petits pas de la société, tolérée au nom du droit à la différence, installera les pratiques les plus liberticides qui soient, au pays des droits de l’homme – et grâce à eux.
Trop souvent, des autorités dont le seul souci est d’éviter de faire des vagues, des jugements pavés de bonnes intentions, des juges terrifiés à l’idée de passer pour islamophobes et répressifs ont concédé le terrain républicain à l’obscurantisme vert.
Il faut imposer des limites au multiculturalisme. On interdit la polygamie ou l’excision : quand on veut on peut. Il faut donc savoir ce qu’on veut et à qui on a affaire. Accepter que des femmes, en France, soient emprisonnées sous nos yeux, c’est renoncer à l’exigence d’égalité entre hommes et femmes, le plus précieux fondement de notre qualité de vie. Ne pas être à la hauteur dans ce bras de fer que tentent les islamistes serait, en plus d’une indignité, un mauvais calcul. La défaite et le déshonneur !
D’autres injonctions sont lancées à la République. Le consensus laïque auquel tous les immigrants s’étaient jusque-là adaptés est menacé dans les hôpitaux, les piscines, les cantines scolaires. Ce harcèlement ne s’arrêtera pas tout seul. La dérive de tribunaux européens racontée par Pat Condell doit nous inviter à légiférer fermement.
Il faut préserver les rues, les villes, les filles de la République de toutes les emprises religieuses. En refusant de transiger sur ses valeurs, la France enverrait aux peuples d’Europe et du monde un message d’espoir. Nous avons la laïcité la plus avancée d’Europe. Défendons-la. Elle est ce que nous pouvons offrir de mieux à tous ceux que l’islamisation inquiète : Français de souche ou d’ailleurs, Hollandais, Belges, Suédois, Danois et tant d’autres applaudiraient une France fidèle à sa devise.
S’ils sentent, sur ce coup-là, une société unie dans un refus clair et net, nos représentants sauront faire front. Je me prends à rêver d’un Sarkozy portant haut et fort la voix d’une France laïque, capable de braver la Cour européenne des droits de l’homme et certaines remontrances internationales. Défiant le monde diplomatique pour faire valoir cette exception française non négociable qu’est notre laïcité, il saisirait une chance historique de reconquérir un peu de souveraineté nationale. Par ce geste, il rassemblerait pratiquement toutes les familles politiques, des gaullistes aux gauchistes, ravis qu’on résiste à l’impérialisme multiculturel donneur de leçons ; des droites nationales et souverainistes rassurées sur ce coup-là, aux femmes, et en première ligne, celles des cités, c’est presque tout le peuple qui lui en serait reconnaissant.
Si la lâcheté devait prévaloir et la “tolérance” et le respect de toutes les cultures l’emporter, nous pourrons toujours opposer une résistance individuelle, en usant de notre droit de parler aux femmes dans la rue, même étrangères et inconnues, pour ne pas perdre ce savoir-faire à la française que le monde entier nous envie : la galanterie.
(Source= Causeur )
mercredi 17 juin 2009
intégrisme : Les femmes en burqa inquiètent les parlementaires
Les enfants les appellent les Ninjas. Les adultes parlent de Belphégor. Il y a dix ans, tout le monde sursautait en les apercevant. Aujourd’hui, l’heure est plutôt au malaise, tant il n’est plus rare de croiser dans la rue des femmes voilées de la tête aux pieds. A Vénissieux, la troisième plus grande ville du Rhône, les niqabs, ces longs voiles noirs qui ne laissent apparaître que les yeux (comme des burqas afghanes, mais sans grillage) sont très en vogue.
Doit-on s’en inquiéter, au pays des droits de l’homme et de la loi sur la laïcité ? Le député (PCF) de cette circonscription, André Gerin, réclame un débat national. Et pas seulement parce qu’il s’est retrouvé incapable de marier une femme dont le futur époux refusait qu’elle dévoile son visage. Cinquante-sept autres députés (2 PCF, 7 PS, 43 UMP, 2 Nouveau Centre et 3 non-inscrits) ont signé la proposition de résolution qu’il vient de déposer à l’Assemblée nationale, et qui sera rendue publique demain.
Une commission demandée
« L’idée n’est pas de décider a priori ce qu’il faut faire, mais d’étudier la question et de dialoguer », précise André Gerin.
La communauté musulmane n’est pas contre un débat. « Le port de la burqa n’est pas une prescription coranique », rappelle Dalil Boubakeur, le recteur de la Mosquée de Paris. D’après l’islam, la femme doit se couvrir les cheveux et se vêtir décemment. » Pour lui, la multiplication de ces tenues est le signe « du progrès de certaines tendances fondamentalistes ». Il soutient la démarche des députés « à condition qu’ils écoutent ce qu’ont à dire les spécialistes de l’islam ».
(Source= LeParisien )
dimanche 7 juin 2009
Sarkozy d’accord avec Obama sur le voile islamiste
Il est contre pour le voile islamiste, mais il est pour contre aussi… ou est-ce le contraire ?
Nicolas Sarkozy a soutenu samedi la liberté pour les musulmanes de porter le voile, à l’instar de Barack Obama au Caire
Le président français a cependant émis des réserves mais n’a pas évoqué l’interdiction du voile à l’école, une question sensible en France.
Jeudi au Caire le président américain avait appelé les pays occidentaux à ne pas gêner les musulmans dans la pratique de leur religion, en dictant “les vêtements qu’une femme doit porter”.
Des propos qui ont provoqué la colère et l’indignation des mouvements féministes en France.
Nicolas Sarkozy ne fait aucune allusion à la loi qui interdit le port du voile à l’école
“En France toute jeune fille qui veut porter le voile peut le faire. C’est sa liberté”, a dit M. Sarkozy.
Il a toutefois insisté sur les “deux limites” fixées à cette liberté : d’une part, l’interdiction de porter le hidjab aux guichets des administrations, “parce que nous sommes un Etat laïque” et que “les fonctionnaires sont là pour tout le monde”, d’autre part que la décision de se couvrir la tête émane du “libre choix” de celle qui le fait.Mais M. Sarkozy n’a fait aucune allusion à une autre limite, pourtant fixée par la loi: celle qui interdit explicitement le port de signes religieux ostentatoires dans les écoles publiques. Son entourage aprécisé ensuite qu’il était “évidemment contre”, conformément à la loi française.
Source et suite : France 2
Notez que les islamistes ont réussi ce tour de force de mettre dans le même camp les mots “voile islamique” et “liberté” dans le débat public ; Nos dirigeants nous parlent à présent de “liberté de porter le voile islamique”, alors que c’est un symbole d’asservissement et de soumission.
