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mardi 8 mars 2011

Si le sondé vote mal, il faut dissoudre le sondeur...

La publication dimanche par le Parisien d'un sondage choc plaçant Marine Le Pen en tête du premier tour de l'élection présidentielle à 23% a fait couler énormément d'encre.
Une large partie de cette encre n'a pas été consacrée, comme on aurait pu s'y attendre, à une analyse politique de cette nouvelle confirmation de la dynamique qui entoure la candidate du Front National, mais à une critique en règle de l'instrument de révélation de ce phénomène : le sondage réalisé par Harris Interactive.
Les critiques furent si virulentes que l'institut très vite a dû annoncer la réalisation d'un nouveau sondage, publié le lendemain soir, tenant compte d'hypothèses non testées dans la première enquête (les candidatures de DSK et de François Hollande). Ce sondage n'a fait que confirmer le précédent, mais les critiques ne se sont pas éteintes pour autant.
 
Depuis ce coup de tonnerre, les articles et les interviews de responsables politiques UMP et PS se succèdent pour dénoncer un "sondage douteux", "du très mauvais journalisme", "un coup de pub", "une méthodologie bancale", "un choix arbitraire des candidats testés", etc.
 
On peut tout de même grandement s'étonner de cette subite dénonciation d'un outil quotidiennement utilisé par les médias, les partis politiques et le gouvernement, qui en sont des consommateurs archi-assidus...

Ainsi, pourquoi s'étonner d'un air faussement suspicieux que ce sondage ait testé la candidature de Dominique de Villepin, alors que c'est systématiquement le cas depuis des mois ?
 
Pourquoi d'un coup se scandaliser de l'utilisation d'Internet comme mode de recueil des réponses des sondés, alors que des centaines de sondages Internet ont déjà été publiés depuis des années sans que personne n'ait jamais rien dit, que des études comparatives avec le téléphone ont démontré leur fiabilité, et qu'ils sont en passe de devenir la règle dans tous les pays développés ?
 
Pourquoi monter de toutes pièces une polémique sur la rétribution des sondés justement à l'occasion de ce sondage, alors que jamais cette technique n'avait soulevé le moindre commentaire jusqu'ici ?
 
Ces cris d'orfraie contre la technique sondagière, qui se prolongent désormais dans de longues et rébarbatives digressions sur le nécessaire "encadrement" des sondages, cachent mal le véritable objet de cette indignation du gratin médiatico-politique : le résultat du sondage, et ce qu'il révèle sur le niveau de défiance des Français à l'égard des machines UMP et PS au pouvoir depuis des décennies.

Contempteurs du fameux sondage, avouez donc l'objet véritable de votre agacement, la vraie cause de votre agressivité : la première place de Marine Le Pen, que vous ne pouvez pas supporter !
Avouez que c'est le peuple français qui vous dérange au fond, et que c'est lui qu'il faudrait "encadrer", et certainement recadrer.
 
Les candidats de l'UMP et du PS ne parviennent manifestement plus à susciter l'espérance des Français, qui semble s'être fixée sur quelqu'un d'autre. Pour ceux qui se partagent le pouvoir depuis si longtemps, c'est insupportable. Il leur fallait un punching ball...ils l'ont trouvé : le sondage !

(Source=levraidebat.com)

dimanche 24 janvier 2010

Rachida Dati : "On a caricaturé les électeurs du FN"

L'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati se définit comme "pas sectaire" et considère "qu'on a caricaturé les électeurs du Front national" alors qu'il faut "aller à leur rencontre", dans un entretien dimanche au Parisien .

"Je tiens toujours à ouvrir mes réunions à tous, qu'ils soient sympathisants de l'UMP, du PS ou du FN. Je ne suis pas sectaire. Je considère notamment qu'on a caricaturé les électeurs du FN et qu'ils se sont sentis abandonnés"

déclare l'eurodéputée et maire du 7e arrondissement de Paris. "C'est important d'expliquer, d'aller à leur rencontre, de leur dire quels sont nos convictions, nos projets. Je le répète. Il ne faut craindre aucun débat", ajoute-t-elle.

(Source=Le Point)

mardi 12 janvier 2010

Begag: Amara drague les électeurs FN

Azouz Begag, l'ancien ministre délégué à l'Egalité des chances de Nicolas Sarkozy, a porté un regard sévère sur les propos de Fadela Amara, qui "est là pour hameçonner les électeurs du FN, comme le président de la République a pu le faire en son temps". Il a ajouté qu'"elle monte au créneau parce que c'est un bon petit soldat du sarkozysme". Fadela Amara a repris lundi dans les colonnes du Progrès, l'expression de Nicolas Sarkozy sur la nécessité de "nettoyer au kärcher" la violence urbaine.

(Source=LeJDD)

lundi 11 janvier 2010

Besson veut faire voter les étrangers

Eric Besson le ministre de l'immigration a réaffirirmé hier sa volonté que les étrangers puissent voter aux élections locales en France.

Cependant il ne le prévoit que "dans les dix ans à venir". Eric Besson s'était déjà positionné en ce sens précedemment, tout comme Nicolas Sarkozy qui avait inclus cette idée dans sa campagne présidentielle.

dimanche 11 octobre 2009

L' affaire Mitterrand : La Thaïlande condamne

Le porte-parole du gouvernement thaïlandais a exhorté le gouvernement français à « régler ses comptes avec ses propres ministres » et réitérer sa volonté de combattre toutes formes de tourisme sexuel.

vendredi 10 juillet 2009

L’union de la droite, clé du renouveau de la France

par Henry de Lesquen

Une pédagogie des opinions proscrites

Le verrouillage politique qui met le Front national au ban des partis est le fidèle reflet du verrouillage idéologique qui empêche de parler librement de certains sujets vitaux pour l’avenir de notre pays. C’est parce que le F.N. ne se conforme pas aux interdits édictés par les hérauts de l’idéologie dominante qu’il est victime d’ostracisme et exclu de l’“arc constitutionnel”, en tant que parti d’extrême droite.Réciproquement, les idées qui sont défendues par le F.N. se trouvent disqualifiées de ce seul fait. Si le projet de réduire le nombre des immigrés, de maintenir les valeurs traditionnelles ou de renforcer la sécurité est avancé par Le Pen, alors, nous serine-t-on dans les media, c’est bien la preuve que ce sont des idées d’extrême droite, donc fascistes ! L’exclusion-diabolisation du Front national est une pédagogie des opinions proscrites, qui a tout du bourrage de crânes.

Si l’on suppose maintenant l’union de la droite réalisée, le F.N. réintégré dans l’“arc constitutionnel”, alors tout change. Le discours délirant, mais envahissant, d’une gauche crypto-totalitaire apparaît tout d’un coup pour ce qu’il est. Il ne prend plus. Le consensus métapolitique imposé par l’idéologie dominante est ruiné. La France profonde peut se remettre en marche. Elle est à nouveau maîtresse de son destin.
L’union de la droite n’est pas seulement nécessaire pour une simple raison d’arithmétique électorale, mais aussi, et surtout, parce qu’il est au fond inutile d’avoir un gouvernement dit de droite si celui-ci fait la même politique que la gauche. En démocratie, un gouvernement inscrit son action dans le cercle magique qui est tracé par l’idéologie dominante. Il ne pourra réduire ni l’immigration ni l’insécurité ni même réformer l’économie (voyez le fiasco du C.P.E. en 2006) s’il s’est d’avance soumis aux diktats idéologiques de la gauche en refusant le concours de cette partie de la droite qui est la plus déterminée à s’opposer à la gauche.

Affronter le terrorisme intellectuel

On nous dit que le thème de l’union de la droite est une duperie, parce que la droite établie, l’U.M.P., n’est pas une vraie droite. Ce jugement, qui paraît sensé, est en réalité à courte vue, car les électeurs de l’U.M.P., eux, sont incontestablement à droite. Dès lors, l’union de la droite serait la pierre de touche qui leur permettrait de faire le départ, parmi les hommes politiques, entre ceux qui sont réellement de droite, et les autres, qui préféreraient s’allier avec la gauche plutôt qu’avec la droite de la droite. L’alliance à droite obligerait les hommes politiques de la droite établie à sortir de l’ambiguïté, à révéler leurs préférences, et à choisir d’affronter le terrorisme intellectuel de la gauche, donc à prouver leur caractère et à contribuer à l’ébranlement du système de sidération dont les Français sont victimes.
On dit aussi que l’union de la droite est impossible. Il n’est pas facile, admettons-le, d’imaginer un scénario qui y conduirait. Mais, en politique, les choses peuvent changer très vite. Ce qui paraît impossible un jour est évident le lendemain. La campagne de Villiers contre l’islamisation de la France montre que les choses sont en train de bouger, à droite, après les émeutes ethniques de 2005. Ce dont nous avons besoin, aujourd’hui, ce n’est pas tant d’hommes politiques que d’hommes d’Etat, qui mesureront l’enjeu de l’union de la droite et qui décideront de la mettre en œuvre. Ceux-là inscriront leurs noms dans l’histoire comme les artisans du renouveau de la France.

N.B. : une version abrégée de cet éditorial a été publiée dans Monde et Vie le 13 mai 2006.

(Source= Club de l'Horloge )

jeudi 4 juin 2009

«Un échec idéologique de la gauche»

Professeur à Sciences-Po, Dominique Reynié vient de réaliser une enquête auprès de 15 000 Européens. Pour lui, il existe une véritable opinion publique européenne où la droite joue un rôle leader.

Démocratie chrétienne et social-démocratie sont les piliers historiques de l’Europe. Pourquoi la première est-elle aujourd’hui leader ?

La domination de la démocratie chrétienne et de la droite libérale est depuis quelques années très nette en Europe. Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord une donnée démographique : l’Europe vieillit. Le poids relatif des seniors est d’autant plus fort que l’abstention est importante et qu’ils sont plus nombreux à se déplacer pour voter. Les partis de droite l’ont bien compris et répondent mieux à leurs attentes. Ils souhaitent de la sécurité, craignent l’immigration extra-européenne, s’inquiètent pour la protection sociale. Les retraites ? La droite brandit la sécurité et n’hésite pas à creuser les déficits s’il le faut.

Les sociaux-démocrates ne peuvent-ils pas faire de même ?

Ils sont beaucoup moins à l’aise que la droite sur les questions de sécurité ou d’immigration. Et sur la protection sociale, la droite européenne n’est pas ultralibérale. Elle peut être interventionniste, et Nicolas Sarkozy en est la parfaite illustration. Face la crise, la droite n’a pas eu d’états d’âme pour augmenter la dette dans l’ensemble des pays d’Europe. La droite gère de façon pragmatique, quand la gauche européenne ne parvient pas à s’entendre sur le modèle européen qu’elle veut promouvoir. La droite s’accommode tout à fait du modèle actuel et se contente de répondre aux attentes de l’opinion publique. Sur la Turquie, par exemple, la droite est beaucoup plus à l’aise que la gauche. Elle n’hésite pas à défendre une identité européenne. Tandis que la gauche se fait discrète, prise entre son internationalisme et des arguments un peu honteux comme la concurrence des bas salaires. La social-démocratie européenne est passée à côté du débat sur l’altermondialisme. Pourquoi ne s’est-elle pas emparée de la taxe Tobin ?

La droite européenne n’est-elle pas menacée par le populisme et le nationalisme ?

Elle l’est, surtout avec la crise. Et je me garderai bien de risquer le moindre pronostic sur ce qui se passera dimanche aux Pays-Bas ou en Grèce. Mais quand elle sait, comme l’a fait Sarkozy, fédérer des idées qui vont de la droite populiste à une gauche modérée, elle réduit l’espace de l’extrême droite antieuropéenne. La social-démocratie n’a pas réussi à le faire avec le populisme de gauche. Lequel compte sur l’Etat pour mener le changement, et veut donc se désengager d’une coopération européenne qu’elle devrait pourtant défendre au nom de l’internationalisme. La force de la droite européenne, c’est d’abord l’échec idéologique d’une gauche qui n’a jamais su élaborer un modèle social-démocrate européen quand Blair, Jospin et Schroeder étaient aux commandes. C’est pathétique de voir les socialistes français commencer la campagne sur le vote sanction et la terminer sur un projet d’Europe fédéraliste qui n’ose pas dire son nom.

(Source= Liberation )

 
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